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CAUSES QUI LIMITENT LE POUVOIR D’ÉLIMINATION DES ÉMONCTOIRES

Enfin les grands émonctoires, la peau et le rein, peuvent être insuffisants et malades, et là encore nous observerons toute une série de symptômes que nous pourrons rapporter en dernière analyse à Tauto-intoxication digestive.

PHYSIOLOGIE PATHOLOGIQUE

Les accidents dus à l’auto-intoxication intestinale sont fréquents à tout âge, mais c’est surtout chez les enfants qu’ils ont été étudiés avec le plus de soin.

Plusieurs médecins s’en sont particulièrement occupés ces dernières années, et je ne pourrais que répéter ce qu’ils ont écrit, tant leurs observations concordent en tous points avec les miennes.

Sevestre, l’éminent médecin de l’hôpital des Enfants-Malades, écrivait il y a quelques années :

« 11 n’est pas rare d’observer au cours de l’enfance une série de phénomènes morbides, assez inquiétants en apparence au point de faire craindre le développement d’une maladie grave (méningite, affection cardiaque, etc.), et qui cependant sont loin de comporter un pronostic aussi sérieux.

« Ces accidents sont assez variables dans leurs manifestations ; mais en général ils se caractérisent surtout par une céphalalgie plus ou moins intense, réveillée ou augmentée par le travail intellectuel; par un état d’anémie, de fatigue, de lassitude général e ; d’autres fois, par des poussées de fièvre, ou encore par des palpitations, ou enfin par des troubles nerveux.

« Ces faits sont déjà connus, mais peut-être n’ont-ils pas été suffisamment vulgarisés, car j’ai vu plus d’une fois des médecins sérieux commettre à cet égard des erreurs de diagnostic et de pronostic.

« En effet, il me semble nécessaire d’insister plus qu’on ne l’a fait jusqu’ici sur les troubles digestifs qui accom-

PEIYSIOLOCiIE PATHOLOGIQUE.

pagnent en général les accidents en question et qui me paraissent avoir pour leur palhogénie et aussi pour leur prophylaxie et leur traitement une importance capitale. »

Le Gendre, qui s’est occupé avec tant de talent des aiïections de l’enfance et des maladies de leur tube digestif, fait entendre la même voix d’avertissement dans un rapport fort bien compris, sur la Dyspepsie chez les collégiens.

Après avoir parlé des collégiens dyspeptiques, qui souffrent de troubles digestifs et qui attribuent d’euxmêmes leurs malaises à une digestion incorrecte, il ajoute :

« Bien plus nombreux selon moi sont les enfants et adolescents des deux sexes qui, ne se croyant pas incommodés par leur digestion, se plaignent de certains troubles nerveux : ce sont tantôt des douleurs de tête, tantôt des lassitudes douloureuses ou des sensations permanentes de refroidissement des extrémités; ou bien on constate de l’inaptitude au travail et parallèlement peu d’entrain au jeu.

« Très souvent on note l’amaigrissement, le teint jaune et les paupières bouffies, de légères et passagères albuminuries, des poussées d’acné ou de pharyngite, de la séboridiée et corrélativement des eczémas des régions séborrhéiques.

« Chez les collégiens ainsi affectés, j’ai toujours relevé, en les soumettant à un interrogatoire minutieux, — car ils déclarent toujours bien digérer, — certains troubles dont ils n’avaient pas conscience : besoin d’élargir, après chaque repas, les vêtements au niveau de l’épigastre, hoquet fréquent, soif incessante et bouche pâteuse, garde-robes rares, pénibles et ovillées, ou au contraire biquotidiennes, jamais moulées et surtout d’une fétidité spéciale.

« Il s’y joint souvent une haleine incommode pour l’entourage, ou une odeur insolite des sécrétions cutanées, odeur fade et écœurante. »

Je pourrais multiplier les citations, mais ces deux prove-

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