‹ L'auto-intoxication intestinaleChapitre 74 sur 182 · PATHOGÉNIE · texte numérisé non relu

PATHOGÉNIE

La notion de l’arthritisme est admise partout en France, parce que cet état morbide y existe réellement et d’une manière très générale dans la plupart des grandes villes et dans les campagnes, au moins dans les familles appartenant aux classes aisées.

On rit de l’arthritisme en Allemagne, ou plutôt on en riait il y a quelques années.

Peu à peu cependant, cette notion d’une diathèse basée sur un ralentissement de la nutrition commence à y être discutée, surtout par les dermatologistes, et à Berlin dernièrement nous avons entendu des maîtres incontestés de la science allemande admettre l’arthritisme, alors qu’il y a dix-huit ans, lorsque nous étions dans cette même ville et à Vienne comme jeune médecin, suivant les cours de vacances, on ne parlait de F « idée française » qu’avec un sourire plus que ironique.

Cela s’explique fort bien parce que, avec le bien-être et la richesse, qui est devenue beaucoup plus générale en Allemagne, les maladies qui en sont la conséquence ont commencé à se montrer avec leur cortège symptomatique et ont forcé l’attention des cliniciens.

Mais cette notion de l’arthritisme ne commence qu’à percer; aussi l’interprétation de Comby n’est-elle admise par personne en Allemagne.

En Suisse, où nous avons deux clientèles, l’une étrangère, l’autre du pays, nous pouvons observer dans la première toutes les manifestations de l’arthritisme; dans la seconde, cette diathèse n’existe presque pas.

Or, si les symptômes nerveux, cardiaques, cutanés, trophiques, etc., symptômes que nous admettons être autotoxiques, sont plus fréquents dans la clientèle arthritique, cela tient à deux causes: d’abord à ce que l’arthritique (1),

(1) Combe, Traitement de Venlétite muco-memhraneusei 190G

PHYSIOLOGIE PATHOLOGIQUE

grâce à réliminalion incessante d’urates et d’oxalates par la muqueuse intestinale, présente une prédisposition naturelle aux affections digestives.

Ensuite parce que l’arthritique, par goût, préfère la viande elles œufs et dédaigne le régime végétal, ce qui augmente beaucoup les putréfactions intestinales, causes de l’autointoxication.

Mais la fréquence de cet état morbide chez les arthritiques ne prouve nullement qu’il soit d’origine arthritique.

Ce qui prouve^ par contre^ que l'arthritisme ne joue dans tout cela qu'un rôle prédisposant^ c'est que nous observo7}s e?i Suisse, dans la clientèle locale et de campagne, qui ne présente aucune trace d'arthritisme, exactement les mêmes symptômes nerveux, cardiaques, cutanés, tro- 'phicques, etc., que Comby décrit comme étant d'origine arthritique.

Nous comprenons fort bien que Comby, qui pratique à Paris, ne puisse faire cette distinction qu’il nous est aisée de faire ici et que voici.

Chez les auto-intoxiqués arthritiques venant de l’étranger, nous trouvons dans l’urine, à la fois, une acidité exagérée et un excès d’acides urique et oxalique, mais en même temps, une augmentation considérable des sulfoélhers et des substances aromatiques.

Chez les auto-intoxiqués non arthritiques du pays qui présentent exactement les mêmes symptômes morbides, nous trouvons, dans l’urine, une acidité normale et une quantité normale d’acides urique et oxalique avec une augmentation notable des sulfoéthers et des substances aromatiques comme chez tous les auto-intoxiqués.

Nous DEVONS EN CONCLUKE QUE LE TABLEAU SYMPTOMATIQUE SI VARIÉ QUE NOUS AVONS ESQUISSÉ EST DÛ A l'aUTO-INTOXIGATION INTESTINALE ET NON PAS A l’aHTHIUTISME COMME LE SOUTIENT

Comby.

I»ATH()GEME

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Voici en court résumé la pathogénie de l’auto-intoxication intestinale.

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