‹ L'auto-intoxication intestinaleChapitre 80 sur 182 · FORMES CLINIQUES · texte numérisé non relu

FORMES CLINIQUES

Ce groupement paraît dû à une prédisposition de l’organe, à une sorte d’idiosyncrasie du système, qui est impressionné plus que les autres organes et les autres systèmes de l’organisme.

On parle alors d’une forme céphalalgique, d’une forme neurasthénique, d’une forme pseudoméningitique de l’autointoxication intestinale.

On parlera d’une forme cardiaque, d’une forme fébrile, d’une forme asthmatique.

Il existe des formes cutanées (stropliulus, urticaire, acné, etc.).

On a même parlé de formes rénales et gastro-intestinales de l’auto-intoxication digestive.

En un mot, il est possible de distinguer autant de formes cliniques qu’il y a de symptômes prédominants dans l’autointoxication intestinale.

Dans les formes frustes, nous entendrons a peu près les MÊMES PLAINTES DU MALADE; mais les symptômes intestinaux qui s’y ajoutent sont ici suffisamment prédominants pour frapper, sinon les parents, tout au moins le médecin qui interroge et examine.

En effet, dans ces cas, sans être absolument malade, l’intestin ne présente jamais un fonctionnement normal.

La langue est souvent mauvaise, surtout dans sa partie postérieure ; la pointe et les bords sont, au contraire, rouges, souvent gonflés et enflammés ; l’haleine est mauvaise ; les malades ont souvent du hoquet après le repas ; leur ventre est souvent ballonné. Ces enfants ont un appétit capricieux et une soif continuelle, non seulement aux repas, mais entre les repas.

Les selles sont irrégulières; tantôt il y a une constipation

tenace, tantôt des alternatives de diarrhée et de constipation ; tantôt les selles sont molles, en bouillie. Souvent le besoin d’aller à la selle se fait sentir pendant le repas, ou bien les selles se produisent la nuit ou le matin au réveil ; elles sont impérieuses, si bien que les enfants ont de la peine à atteindre le closet sans accidents.

L’enfant a souvent des douleurs de ventre au niveau de l’ombilic, et quelquefois ces douleurs sont suivies de selles molles.

Lnfm il n’est pas rare d’entendre le malade dire que ses vertiges, ses crises de faiblesse s’accompagnent de douleurs dans le ventre et sont suivis d’un besoin impérieux d’aller à la selle, et que tous ces malaises disparaissent immédiatement après.

11 est le plus souvent impossible d’avoir des renseignements exacts sur l’aspect des selles. On sait du reste combien il est difficile d’obtenir une description même approximative des selles par des jeunes gens et même par leurs parents.

Les soupçons ainsi éveillés par cet interrogatoire appellent un examen qui dénotera des signes de troubles digestifs variables : un ventre en général ballonné, un estomac distendu et clapotant, un intestin gonflé par les gaz et souvent déplacé, un côlon transverse en guirlande, etc., un foie fortement augmenté de volume, à bord mou et arrondi, dépassant de plusieurs travers de doigt les fausses côtes.

Les selles, que Ton se fera montrer, sont des selles en boules, ou ovillées, ou allongées, mais de très petit calibre, avec des glaires et des peaux ; ou bien ce sont des selles en bouillies, foncées, fétides, gluantes et adhérentes au vase.

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