SCÈNE X
LA COMTESSE
Je VOUS dis que non?..
hîSCARA.
Je vous demande bien pardon, vous avez souri. Un compli ment, pour une jolie femme, est toujours un compliment... C’est absolument la même chose pour les hommes de talent... Us ne classent les femmes que selon le plus ou moins d’admiration qu’elles paraissent éprouver pour eux. (En riam.) Croyezmoi, comtesse, vous faites fausse route : Ghastenay n’est pas du tout Tadorateur qui vous convient. Ce pauvre Flavio était bien mieux.
LA COMTESSE, passant devant lui.
C’est là que vous vouliez arriver? Je ne sais quels rapports on a pu vous faire '^...
RISCARA.
Des rapports... Oh! comtesse!., (il se lève.)
LA COMTESSE
Si vous teniez à savoir la vérité, il fallait m’interroger tout simplement. Ces détours étaient inutiles; M. Chastenay m’a promis un autographe et ne me l’a pas donné. Toutes les fois qu’il vient ici je le lui réclame, et il me le promet pour le lendemain, il n’y a pas autre chose. Vous voyez que cela ne valait pas tant de paroles, vous auriez pu me faire grâce d’une tirade... qui eut peut-être été spirituelle sans ce détail ridicule de la femme de chambre, détail qui a tout gâté. (Elle remonte.)
RISCARA.
Vous y revenez bien souvent... à cette femme de chambre... vous me donneriez envie de vous prouver que j’ai dit la vérité.
LA COMTESSE
Cela est inutile. Je vous demande pardon ; mais vous savez que je désire sortir. (Elle sort par la gauche.)