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CHASTENAY, LA COMTESSE, RISCARA

LA CO.AITESSE, à Riscaia ea allant au-devant lui.

Vous auriez dû arriver cinq minutes plus tôt^ M. Chastenay était en train de me dire des énormités.

RISCARA, s’approchant de Chastenay.

Bonsoir, cher poète.

CHASTEÏfAY.

Bonsoir, monsieur le comte ; je suis venu pour avoir des nouvelles de madame de Rouvray. .

LA COMTESSE, qui a passé derrière la table*.

Mon Dieu, je ne suis pas encore allée chez elle.

RISCARA, à la conntesse.

Nous irons tout de suite, si vous le voulez?

LA COMTESSE

Vous venez avec moi?..

RISCARA.

Mais oui, il faut bien que je sois bon pour votre famille... quand ce ne serait que pour vous apprendre à avoir pitié de la mienne.

LA COMTESSE

Allons, ne gâtez pas votre bonne action ; car vous savez que c’est sans doute une bonne action.

RISCARA.

Je le sais, et je vous remercie de m^y associer. « Quand le diable eût créé For pour nous perdre. Dieu, pour nous sauver, créa la charité. » (a chastenay.) N’est-ce pas vous qui avez dit cette jolie phrase?..

CHASl'ENAY.

Oui, c’est/inoi. i

RISCARA.

Je Fai lue dans un album.

Et mon autographe... à propos, je ne Faurai donc jamais? ^

RISCARA.

Si fait... il me vient une idée...

LA COMTESSE. '

Quelle idée?

RISCARA.

11 ne nous faut pas grand temps pour aller chez madame du Rouvray, et pour revenir. Nous allons laisser monsieur Chastenay seul, ici.

Chastenay, Riscara, la comtesse.

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