‹ L'autographeChapitre 8 sur 31 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

JULIE

Oui, monsieur le .comte !...

RISCAIU.

Quellft mine éveillée! De quel pays êtes- vous? Êtes-vous de Paris?...

JULIE

Non, Monsieur, je suis Champenoise...

RISCARA.

Champenoise! je ne l’aurais pas cru... Est-ce qu’il n'y a pas un proverbe?

JULIE

Le proverbe ne regarde que les Champenois, Monsieur...

RISCARA.

Vous avez de l’esprit.

JULIE

Je vous demande pardon. Monsieur, mais Madame a sonné.

RISCARA.

Oui, j’ai entendu, (julîe veut s’eu aller; Riscara la retient du geste.) Mais... si vous n’entrez pas maintenant chez la comtesse, qu’est-ce qu’il arrivera ?..

JULIE

Madame sonnera une seconde fois. Monsieur, (on sonue.)

RISCARA O

Parfaitement deviné. (Elle veut sortir; Riscara la retient.) Et si vous ne vous occupez pas plus de ce coup de sonnette que du premier?..

JULIE

Madame se mettra en colère et sonnera de plus belle, (on

sonne avec fureur.)

RISCARA.

C’est exact... et si, malgré ce carillon, vous ne bougez pas?..

JULIE

Il est probable que Madame se dérangera et viendra ellemême voir pourquoi je ne bouge pas... (La comtesse paraît à 1« porte de son appartement.)

C’est merveilleux !

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