CHAPITRE III
Technique
D'une extrême simplicité, la technique de l’autohémothérapie rend cette méthode accessible à tous. Elle est d’ailleurs tellement connue aujourd’hui que nous nous reprocherions de nous y attarder longtemps. Une seringüe de 10 centimètres cubes, une aiguille en platine de 5 à 6 centimètres de long et d’un diamètre suffisant pour que le sang circule facilement, constituent, avec un lien de caoutchouc, toute l’instrumentation nécessaire.
Comme toujours, la seringue et l'aiguille seront stérilisées soigneusement.
Le choix de la veine du pli du coude à ponctionner sera d'autant plus aisé que nous nous adressons exclusivement à des hommes adultes.
Nous serons à l'abri des petites difficultés que présente parfois cette opération chez les femmes ou les enfants. QE
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L’aseptie de la région sera réalisée avec un tampon
d'ouate imbibé d’éther.
Ce procédé ne présente pas les inconvénients de la teinture d’iode.
La réinjection du sang prélevé se fera en pleme masse musculaire de la fesse au-dessus d’une ligne partant du sommet du sillon fessier et se rendant à l’épine iliaque antéro-supérieure, sans l’adjonction d'aucune substance anticoagulante.
L’injection intramusculaire est indolore ; peut-être, comme l'écrit M. le Professeur Nicolas « met-elle en liberté, en dilacérant des fibres musculaires, des corps albuminoïdes susceptibles d'exercer une action protéinothérapique heureuse surajoutée ».
Pour ces raisons, doit-on préférer l'injection par voie intramusculaire à celle par voie sous-cutanée préconisée parfois.
Les divers temps de l'opération, pour peu que l’on ait un peu d'habitude, se succèdent très rapidement. Il n’y à pas à redouter un début de coagulation dans la seringue avant que la rémjection soit terminée.