‹ L'autohémothérapie dans le traitement des épididymites blennorragiquesChapitre 39 sur 48 · CHAPITRE HI · texte numérisé non relu

CHAPITRE HI

Conduite du traitement et indications

\ En général, on injecte 10 centimètres cubes de sang

dès la première séance. Certains commencent par 5 centimètre cubes et monterit progressivement à 10 centimètres cubes. D'autres atteignent 20 centimètres cubes. L'importance de ces variations, au point de vue des résultats, nous semble minime, et nous nous sommes tenus pour toutes les injections au chiffre de 10 centimètres cubes.

. La fréquence des injections? Là, nous devons être guidés par la durée de l’analgésie que provoque chaque piqûre. Il nous a paru que l’autohémothérapie agissait un peu à la façon d'une injection de morphine : les douleurs disparaissant pendant un certain nombre d'heures et réapparaissant lorsque l’influence de l'injection de sang est épuisée. Selon les cas, nous avons répété nos piqûres lous les deux ou trois jours. Enjin, quelle doit être la durée du traitement? Ici, nous désirons attirer l'attention sur un point parti-

He

culier. 1l nous a semblé que l’antohémothérapie accélérait les premiers stades de l'évolution de l'orchite. Au moment où les douleurs et l’inflammation sont si vives, l’autohémothérapie agit d’une façon indiscutable tant sur les phénomènes subjectifs que pour abréger, raccourcir en quelque sorte, cette première phase de la maladie où l’inflammation passe par un maximum.

Mais lorsque l'affection arrive à cette si lente phase de régression, lorsqu'elle ne se traduit plus que par un cordon induré ou quelques noyaux épididymaires, alors l’autohémothérapie n’a plus qu’une action infime et il est préférable de l’abandonner. De même, contre la pesanteur vague, les douleurs qui réapparaissent longtemps après le début de l’orchite, à l’occasion d'une fatigue, les résultats que l’on pourrait obtenir nous semblent insuffisants pour , poursuivre ou entreprendre la méthode autohémothérapique.

Dans ces conditions et pour résumer la conduite du traitement, nous conseillons d'appliquer l’autohémothérapie seulement à la période aiguë des orchiles et de faire 4 ou 5 injections de 10 centimètres cubes de sang à deux jours d'intervalle.

À ce moment, et sauf rechute qui réclame une nouvelle série d'’injections, l’orchite est arrivée à un point où elle n’a plus rien à gagner de l'autohémothérapie — pas plus d’ailleurs que d’un autre traitement, Vaccins ou lait, tout comme notre méthode, restent sans effet sur ce stade de l'affection.

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