‹ L'autohémothérapie dans le traitement des épididymites blennorragiquesChapitre 47 sur 48 · OBSERVATION XXVII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXVII

H Léon, 19 ans.

Entre dans le service pour écoulement urétral. À eu, il y a quinze jours, une épididymite gauche dont il persiste des signes (empâtement et gonflement). Cinq injections de vaccin améliorent l’état local. L’épididyme redevient normal au bout de vingt jours de séjour à l'hôpital.

(A signaler que les premières injections de vaccin ont été suivies de douleur locale assez vives.)

Enfin, nous désirons rappeler que le malade de l'observation XIV avait reçu 7 injections de vaccin antigonococcique sans aucun résultat.

Ces quelques observations semblent bien montrer que les résultats de la vaccination antigonococcique ne sont ni toujours très rapides ni toujours très constants.

C’est d’ailleurs l'opinion générale que reflète le compte rendu de la 23° Session de l'Association française d’'Urologie (rédigé par MM. Minet et Debains).

Nous ne voulons pas revenir sur les résultats que l’autohémothérapie nous a donnés mais il ne nous semblent pas inférieurs -— autant qu’une statistique de 24 cas permette d'établir de comparaisons.

D'ailleurs, en ce qui concerne la vaccinothérapie antisonococcique, beaucoup d'auteurs (Minet et Debains, Payenneville, Kopaczewski) pensent que la spécificité des vaccins intervient assez peu dans les

Nes

résultats obtenus et qu'ils agissent probablement à la façon de protéines banales.

M. Payenneville a obtenu sur le gonocoque des ré: sultats aussi bon par le vaccin TAB ou par le Propidon (25 cas) qu'avec les vaccins spécifiques ; d’autres ont obtenu des effets analogues avec le sérum antiméningococcique.

Un grand nombre de vaccins et sérums donnant des résultats analogues, M. Payenneville conclut que c'est la théorie du choc colloïdoclasique qui explique le mieux les résultats obtenus dans la lutte antigonococcique.

Si une telle théorie est exacte, il semble que l’on n'ait pas le droit de préférer les vaccins à l’autohémothérapie au nom de l’action spécifique que les premiers pourraient exercer.

Quoi qu'il en soit, nous venons de voir que les méthodes de traitement que l’on peut opposer à l’autohémothérapie ne sont pas non plus à l’abri de toute critique. |

Les résultats qu'elles donnent ne nous ont pas non plus paru meilleurs.

Mais l’expérience basée sur de nombreuses observations pourra seule montrer si nous avions raison de penser que l’autohémothérapie constitue un adjuvant précieux au traitement classique et la meilleure arme contre les phénomènes douloureux des orchi-pididymites blennorragiques.

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