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30 Va “1° PARTIE. — AUTOMATISME TOTAL
intelligible ni au point de vue psychologique ni au point de vue physiologique. Que veut-on dire quand on parle « des raisonnements de la moelle et de l'intelligence du ceryeau ‘ » ? Rien autre chose sinon qu’il y à une autre conscience que la nôtre dans la moelle ou dans le cerveau, car un raisonnement sans conscience n’a absolument aucun sens. D'autre part, si on admet que la conscience résulte d’un ensemble de conditions physiologiques amenant un certain acte, on ne peut pas admettre qu’une autre fois cet ensemble exactement le même amenant encore le même acte soit donné sans la conseience. Les mêmes conditions tantôt seraient causes de la conscience et tantôt n’en seraient pas causes. Le fait de la conscience nous parait au contraire fort important dans la série des phénomènes organiques : sa présence ou son absence, comme on le verra de plus en plus, modifie considérablement les choses. Quand nous savons qu’un phénomène compliqué, comme les mouvements de la colère ou les gestes de la prière, ne peut exister chez nous qu'avec un ensemble d'émotions et d'idées conscientes, nous n’avons pas le droit de supposer que les mêmes gestes exactement se produisent pendant la catalepsie sans être dirigés et unifiés par une conscience quelconque. Aussi supposerons-nous, ce qui est maintenant légitime au moins comme hypothèse, que les phénomènes cataleptiques sont des phémomènes psychiques dont il nous reste à déterminer la nature. Ge qui n’est maintenant qu'une hypothèse se vériliera, croyons-nous, de plus en plus par les autres phénomènes du même genre.