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pas été manifeste, sans qu’il y ait cependant diarrhée compensatrice. En général, toujours d’après Audibert, la diurèse ne se manifeste pas au maximum le jour même de l'injection, mais vingt-quatre heures après.
Quant aux résultats médiats de l’autothérapie, ils consistent en modifications de l’épanchement et en modifications de l’état général.
La résorption de l’épanchement est le phénomène qui a le plus intéressé les expérimentateurs. Nous avons vu combien, suivant les cas, les résultats sont différents, ce qui est bien en rapport avec l’extrème variété des causes. Au point de vue pratique, nous croyons pouvoir conclure que les cas sont assez rares où l’autothérapie provoque cette résorption ; mais, comme il est impossible, dans l’état actuel de nos connaissances, de préjuger de ces cas, nous estimons légitime. d'essayer toujours la méthode, quelle que soit la variété pathologique à laquelle on ait affaire. D'ailleurs, comme dans notre première observation, l’épanchement peut ne pas se résorber mais devenir stationnaire, ce qui est déjà un résultat appréciable.
C’est en général, comme pour la diurèse, vingt-quatre heures ou quarante-huit heures après l’injection que se produit la modification du poids.
Quant à l’amélioration de l’état général, elle est manifeste dans certains cas, comme par exemple chez la malade de notre première observation.
Audibert et Monges mettent cette amélioration sur le compte d'une récupération par les tissus d’une partie des principes producteurs d'énergie vitale, qui resteraient inutilisés dans le liquide ascitique, n'étant pas absorbés par l’organisme. Comme toutefois la méthode des petites in-
jections sous-cutanées qu’ils ont seule employée, ne permet que la récupération d’une partie infime de ces produits, ils admettent que ceux-ci agissent « en engendrant des réactions bienfaisantes dans l’intimité des tissus ».Si nous les comprenons bien, iis assimilent ainsi l’action du liquide ascitique introduit dans la circulation à celle de certains médicaments, tel par exemple l’arsenic, qui, bien qu'introduit à dose très faible dans l’organisme « peut y jouer un rôle considérable en participant à des actes intimes mais nécessaires de nutrition cellulaire » (Richaud). Nous choisissons à dessein cette comparaison, l’augmentation du nombre des hématies que nous avons pour notre part constaiée à la suite des injections autothérapiques nous rappelant celle qu'ont notée Widal et Merklen à la suite d'injections de cacodylate de soude (1). Cependant, comme le remarque M'*° Zolotareff, le fait d'admettre, en raison de l’ascite, une déperdition d’énergie vitale cadre mal avec l'opinion si vraisemblable de Gilbert et Philibert (2), pour qui la résorption constante du liquide péritonéal compenserait sa transsudation continue au niveau du système porte. A ce point de vue, nos injections massives intraveineuses rendraient mieux compte des modi-
fications de l’état général.
(1) Wivaz er P. Merxeen, Action de la médication cacodylique : Bull. de la:Soc. de Méd., 2 mars 1900, p. 233.
(2) Gizserr kr Pæirimerr. Le liquide ascétique est-il circulant ou stagnant?
Soc. de Biol., n° 6, 1910.
GALUPE