‹ L'Autothérapie ascitiqueChapitre 18 sur 32 · AA · texte numérisé non relu

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Pari ep

valeur des résultats fournis par la méthode réfractométrique a été discutée. Mais les récentes recherches comparatives entreprises par Widal et ses élèves ont bien témoigné de son exactitude moyennant certaines conditions (coagulation du sérum obtenue normalement, examen précoce, défaut d’évaporation des liquides) (1). Or, si la méthode nous a permis de constater des variations d'un jour à l’autre dans la teneur en albuminoïdes, tant du liquide d’aseite que du sérum sanguin, elle ne nous a montré aucun parallélisme entre ces modifications et la courbe des poids.

Restait l'hypothèse d’une modification des tensions superticielles. Quand deux liquides sont de tension superficielle différente, c’est le corps dont la tension superficielle est la plus faible qui se porte vers l'autre. Donc, si l’hypothèse se vérifiait, nous devions trouver, dans les cas d'augmentation de poids, une tension superficielle du sérum plus faible que celle du liquide ascitique et, dans les cas de diminution de poids, un rapport inverse. L'application de la théorie de la tension superficielle au mécanisme de la résorption des exsudats et transsudats a été soutenue par Traube, qui du reste a appliqué cette

17°5. Le rayon lumineux réfléchi par une glace placée à 45° au-dessous de l'objectif se réfracte en traversant le sérum, d’où formation dans l'appareil d'une plage sombre dont on peut apprécier très exactement l'étendue, grâce aux graduations de l'écheile. La précision est encore augmentée par une vis micrométrique annexée à,l’oculaire permettant de lire les dixièmes de degrés de l'échelle. On arrive ainsi à avoir des indices de réfraction à 6 décimales.

L'appareil dont nous nous sommes servis a été obligeamment mis à notre disposition par M. le Dr Chassevant.

(4) Wipaz, R. Benanp Et Vaucrer. Sem. Médic , n° 5, 1er févr. 1911

AE ‘ee même théorie à bien d’autres phénomènes physiologiques ou pathologiques (1). Les opinions-de Traube concernant la tension superficielle ont été contredites en partie par Toræk (2). Enfin, en ce qui touche à la résorption des épanchements, Lyon-Caen écrit récemment (3) « qu’il n’a pu vérifier la donnée de Traube et qu’il a constaté que les liquides pleuraux ou ascitiques avaient toujours la même valeur de tension superficielle, quelle que soit leur nature et leur façon d'évoluer ».

Nous avons, pour rechercher les tensions superficielles de nos liquides, employé le stalagmomètre d'’Iscovesco (4). Ces tensions s’obtiennent en multipliant le nombre de gouttes d’eau distillée (N), fournies par un volume fixe,

(1) Traube. Die osmotische Kraft. FPflug. Arch.,t. CXXIII, octobre 1908.

Der Oberflechendruck und seine Bedeutangen im organismus, Pfluger’s Arch., t. CV, 1904, p. 541, 559.

Zur Komplementfrage. Bioch. Zeilschr., 1908, t. X, p. 380.

Ibid., 1908, t. X, p. 371. ,

Ibid., 1908, t. X, p. 392.

Die Theorie des Haftdruckes und ihre Bédeutung für die Physiologie. Arch. f. die gesamte Physiol., t. CXXXII, p. 511, 1910.

(2) Torok Zentralbl. f. Physiol.,t. XX, p, 206-210, 1906.

(3) Lxon-Caen. La tension superficielle. Thèse de Paris, 1910, p. 46.

(4) Cet appareil, dont on trouvera la reproduction dans les comptes rendus de la Soc. de Biol., n° 31, 11 nov. 1910, p. 354, et qui n’est autre chose qu’un compte-gouttes de précision, présente, d’après son auteur, les avantages suivants : -

1° [1 permet de n'employer, si on le veut, qu’une petite quantité de liquide (1 c. c., 5 environ) ;

2 11 opère en vase clos, de sorte que la tension est prise dans un milieu saturé des vapeurs du liquide qu'on étudie ;

3 [1 permet de recueillir le liquide étudié qui peut servir pour une analyse, ce qi n'est pas à dédaigner quand on ne dispose que d’une petite

* quantité ; 4° I] peut servir en même temps de viscosimètre ;

AR

par la densité du liquide étudié (D') et en divisant le produit obtenu par le nombre de gouttes de ce liquide (N,),

fournies par un même volume.

On transforme ensuite le chiffre obtenu en dynes centimètres en le multipliant par 75, qui est la valeur normale de la tension superficielle de l’eau distillée.

Voici les résultats que nous avons obtenus :

5° Il permet de mesurer la tension superficielle d'un liquide par rapport à un autre ;

6° L’écoulement est gradué par un robinet, ce qui permet en même temps le transport facile de l'appareil de l’endroit où on l'a chargé à l'endroit où

on fait la mesure.

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Malade de notre observation I

Eau Sérum sanguin Liquide d'ascite dis- | —. " —— Poids tillée TS TS \ AT TUS: par |TS; Gout- FE Densité Ve p- | en VA Densité | rap- | en tes É port |dynes port |dynes à l’eau à l’eau

de1.500gr.

depuis la veille (22

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