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APPLICATIONS DIVERSES DE LA MÉTHODE AUTOTHÉRAPIQUE

La méthode autothérapique a été préconisée pour la première fois,en 1894,par Gilbert(de Genève) (1)et appliquée par lui aux épanchements séreux de la plèvre de nature tuberculeuse. Considérant « l’exsudat pleurétique comme une tuberculine atténuée », cet auteur en fit aux malades porteurs des injections sous-cutanées de 1 centimètre cube, injections au nombre de deux en général, séparées par un intervalle de plus de vingt-quatre heures et de moins de huit jours. « Ces injections, dit-il, favorisent par un mécanisme encore inconnu la résorption rapide et définitive de l’épanchement. »

Pendant quinze ans, l'aulothérapie pleurale seule a été utilisée. Elle a connu, entre les mains de nombreux expérimentateurs et avec des techniques un peu variables, des fortunes diverses. Appliquée exclusivement d’abord aux épanchements de nature nettement tuberculeuse, elle l’a été ensuite à tous, quelle que fût leur origine, pourvu qu'ils eussent bien le caractère séreux (2).

(1) GixserT (de Genève). Acles du XI° Congrès de médecine interne de Rome, 1894.

(2) On trouvera la revue générale de ces travaux dans : R. Gaurrier. L'autosérothérapie de la pleurésie séro-fibrineuse. Bull. de Thérapeut., n° 9, 8 sept. 1909, p. 321-336.

R. MoricHau-BEeaucname. L’autosérothérapie et l'autodrainage dans le trai-

DE (se

Mais, en 1909, Audibert et Monges, généralisant la méthode, l’appliquent au traitement des épanchements péritonéaux : c'est l’autothérapie ascitique, qui depuis a fait l’objet d'assez nombreuses recherches.

Et dès lors nous trouvons mentionnées, en des observations isolées, des injections de sérosités diverses, injections de liquide d'hydrocèle par Bertholon (1), de liquide d'hydarthrose (hydrops tubereulosus, rhumatisme blennorragique), par M'° Zolotareff (2).

De ces tentatives d’autres encore sont à rapprocher, qui s'adressent, non plus à des épanchements pathologiques, mais à des liquides existant normalement dans l’organisme, injections de sérum sanguin par Reynaud (d’Alger), par Busquet (3) (pour des cas de typhus exanthématique, de fièvre typhoïde, de rhumatisme polyarticulaire, ete.), injections de liquide céphalo-rachidien par Roubinowitch (4) dans la psychasthénie).

Ces essais variés d’autothérapie, en grande partie empiriques, il faut en convenir, ce « caravansérail thérapeutique », suivant l’humoristique expression de M'*° Zolotareff,

tement des épanchements des cavités séreuses. Arch. Médico-Chirurgicales de Province, n° 8, 15 août 1910, p. 384-394.

V. Aunigerr. La plasmothérapie des épanchements séreux. Journal médical français, n° 11, 15 nov. 1910, p. 485-494,

(1) Berruozon. Cure de l’hydrocèle par autosérothérapie. Journal de Médecine et de Chirurgie pratiques, 25 juin 1910.

(2) Mio ZOLOTAREFF. Étude critique du traitement des épanchements séreux et de l’autosérothérapie. Th. de Paris, 1910, p. 169-174.

(3) P. Busquer. Contribution à l'étude de l’autosérothérapie. Gaz. hebdomad. des Soc. médic. de Bordeaux, n° 15, 10 avril 1910, p. 169-173.

(4) Roumnowirem. Guérison d'une psychasthënie. Soc. clin. de médecine

mentale, 21 déc. 1908.

n0re

tout cela est-il à rejeter en bloc, ou bien la méthode estelle vraiment de portée générale et susceptible, sous le nom générique d’autothérapie humorale, d’englober toute une série d'applications ?

Nous pensons que des recherches portant sur chacune de ces applications en particulier peuvent seules résoudre la question. Nous avons pour notre part limité nos inves-

tigations à l’autothérapie ascitique.

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