‹ L'Autothérapie pleurale: Méthode de Gilbert (de Genève)Chapitre 10 sur 22 · Audibert, loc. cit · texte numérisé non relu

Audibert, loc. cit

Ni

d’une action purement mécanique. Se basant sur ce fait, incontestable d’ailleurs, que l’autothérapie agit principalement en provoquant la diurèse il conclut que l’autothérapie est une polyurie provoquée.

Fede (1) pense également que la méthode de Gilbert a une action très particulière sur le filtre rénal.

Telle est encore l'opinion soutenue par A. Le Play (2) : &« H est certain, dit-il, que si le liquide pleural injecté sous la peau agit sur le rein en provoquant la diurèse, tout en favorisant la résorption pleurale, on peut supposer que la diurèse,se faisant aux dépens de la masse totale du sang circulant, peut, par contre-coup, dans un but d’équilibre physiologique, favoriser la résorption du liquide pleural, et ainsi, à côté de l’action directe, invoquée par certains auteurs de l’auto-sérothérapie sur les épanchements, il faudrait faire place à une influence indirecte par l'intermédiaire du rein; en effet l'intégrité de ce dernier organe semble jouer un rôle capital dans l'efficacité de la méthode ».

L'injection d’un liquide pleural riche en urée, chlorare de sodium, sucre agirait comme une solution hypertonique par rapport au sérum sanguin et déclancherait la diurèse (Travaux de Munk, de Charrin et Desgrez, etc.) par suite du mécanisme régulaeur si bien démontré par M. le professeur Achard,

L'injection dans la circulation générale d’un liquide

Page 1