‹ L'Autothérapie pleurale: Méthode de Gilbert (de Genève)Chapitre 3 sur 22 · DÉFINITION · texte numérisé non relu

DÉFINITION

Gilbert (de Genève) a proposé en 1894 une méthode, pour le traitement des épanchements pleuraux, qui consiste à injecter sous la peau des malades une quantité déterminée de leur propre liquide pleural.

C’est cette méthode qui fut bientôt connue et appli-

quée sous le nom de «auto-sérothérapie de la pleuresie ».

Victor Audibert a fait remarquer que ce terme est inexact. Il semblerait indiquer, dit-il, que la séreuse fait elle-même et spontanément sa thérapeutique. D'autre part on n'utilise pas un sérum, mais un composé de fibrine, de bacilles, de cellules et d’eau, Il propose le terme de « plasmothérapie ». C'est comme le font remarquer Sicard et Galup, substituer une impropriété de terme à une autre. De même que le liquide pleural n’est pas du sérum, ce n'est pas d'avantage du plasma.Il n’entre point dans

la constitution du plasma de cellules, de bacilles, etc...

Nous avons adopté, pour ces raisons, l'expression proposée par Sicard et Galup (r), autothérapie pleurale, qui a l'avantage de ne pas préjuger fausse. ment de la nature du liquide pleurétique.

1. Sicard et J. Galup, Soc.médic. des hôp. de Paris,rotév. 1911.

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