‹ L'Autothérapie pleurale: Méthode de Gilbert (de Genève)Chapitre 5 sur 22 · Debove, Renault et Rémond, Soc. méd. des hôp., 24 juil · texte numérisé non relu

Debove, Renault et Rémond, Soc. méd. des hôp., 24 juil

let 1891.

Let

—— To

ments pleuraux et à utiliser le liquide pleural comme agent thérapeutique. C’est cette méthode qu'il nomma l’auto-sérothérapie pleurale. Gilbert communiqua au Congrès de Rome de 1894 (1) le résultat de 21 observations dont 12 personnelles, 7 fournies par Bourget de Lausanne, 1 par Maillart et 1 par Andreæ de Genève.

«La plupart des malades n'ont reçu que deux injections de leur propre liquide pleural, à un ou deux jours d'intervalle, chez tous ces patients le début de la maladie remontait à moins de huit jours. Deux fois l'injection n’a produit aucune réaction et aucune modification. Dans tousles autres cas l’injection de l’exsudat a été suivie d’une réaction générale plus ou moins forte avec une élévation de température ayant varié de 38°5 à 4o degrés. A partir du jour de l'injection on constate la diminution de l’épanchement pleurétique. Peu à peu les symptômes s’atténuent, l’état général s'améliore et en six à dix jours on obtient une résorption complète et définitive de l'exsudat. »

Ce n’est que deux ans plus tard à un nouveau Conde Rome (1896) que Scarpa (+) reprenant les recherches de Gilbert, publia une note sur l’auto-sérothérapie séro-fibrineuse d'origine tuberculeuse. Sur Q cas publiés par cet auteur, 6 sont positifs, 3

1. Gilbert (de Genève), Atti delle XI congresso intern. di med di Roma 189% et Gazette des Hôpitaux, n°, 72 1894, p.677. 2. Scarpa, Atti delle VII° Congres. di medic. Int. di Roma, 1896.

sont négatifs. Néanmoins, dans les 3 cas négatifs, le sérum pleural aurait influencé favorablement l’évolution des lésions tuberculeuses.

Le premier, en France, Breton (de Dijon) (r) «utilise le liquide pleural, qui doit renfermer de la tuberculine comme les produits de culture du bacille tuberculeux, à l’instar d’un vaccin ». Sous l’influence de cet unique traitement ses malades guérissent rapidement sans l’administration d’aucun médicament.

En présence de résultats aussi encourageants, de nombreux médecins, appliquèrent à leurs pleurésiques l’auto-sérothérapie connue alors sous le nom de « méthode de Gilbert ». C’est alors qu’apparurent les premiers cas d’insuccès et Mongour (de Bordeaux) et Gentès (2) communiquèrent au XII: Congrès de Médecine de Paris (1900) une statistique dénonçant 82 cas pour 100 d’'insuccès.

De irès nombreuses observations parurent en Italie de 1900 à 1908. Rossie Garbarini (3), Maragliano (4), Donzello (à), Landolfi (6), Geronzi (3), Jovane (8), Fede (9), Baccari (10), Costa (11),

1. A.Breton (de es de la pleurésie séreuse (Gaz jt, 1809, n° 25, p. 229). hé é nc “es ri D pnee intern. de méd. Paris, 1900, in id... 19C0. és en rare, Gaz. deg’. osped. e delle eliniche, 19ox. 4. Maragliano, Gaz. deg. osped. e delle cliniche, 1903, p. 490. 5. Donzello, Riforma medica, n° 16, p. 443, 1903. 6. Landolf, Riforma medica, n° 90, 1904.

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