‹ L'autre dangerChapitre 27 sur 88 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

CLAIRE, FREYDIERES, ETIENNE

ÉTIENXE, tics animé. — Tu ne sais pas ce que je viens d'apprendre? Ernstein va être nommé président de la chambre syndicale des constructeurs. C-et homme qui n"a jamais rien construit, c'est admirable !

GLAIRE. — Ne parle pas si haut. Ne t'indigne pas ici... ce n'est ni l'endroit, ni le moment. Tu t'indigneras à la maison. D'ailleurs, les honneurs viendront aussi pour toi... aie un peu de patience... tu sais bien qu'on s'en occape.

étiennt:. — Je t'affirme que si, au 14 juillet prochain, je ne suis pas décoré, je quitte Ernstein.

FREYDIERES. OÙ irCZ-VOUS?

ETIENNE. — Ah! Je ne suis pas embarrassé... on m'offre des affaires superbes... Seulement, en France, nous sommes timorés... il ne faut pas hésiter à se déplacer, et au besoin à s'expatrier. Quoi?

CLAIRE. — Mais je ne dis rien, mon ami.

ÉTiEN'N'E, avec force. — Eh bien! nous

irons à Beauvais... nous irons à Beanvais... On me propose d'acheter la maison Debelker qui deviendra la maison Jadain et, si je me donne du mal, ce ne sera pas pour Ernstein, mais pour moi...

Il fontinue de causer avec animation, tandis que Claire l'entraîne et tâche à le calmer.

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