CLAIRE, ETIENNE
ETIENNE. — Elle a fini par s'endormir?
CLAIRE. — Oui.
ÉTiENN'E. — 11 faut espérer que ça lui fera du bien. Pauvre petite, c'est désolant. Jo ne sais plus comment je vis, je n'ai de goût à rien. Au milieu de tout ça, il faut s'oc-tuper de ses affaires. Enfin, je suis obligé de faire quelques courses avant le déjeuner. Je rentrerai à midi, midi et demi... A propos, j'ai reçu ce matin une lettre de Freydières... Il doit venir tout à l'heure nous faire .ses adieux.
CLAIRE. — Ses adieux?... Il part donc?
ÉTiEN^NE. — Il faut croire.
CLAIRE. — OÙ va-t-il?
ÉTIENN'E. — Il va à Tunis, pour ce procès dont il nous a parlé. Il t'expliquera ça... En tous cas, retiens-le jusqu'à ce que je rentre. Je voudrais bien lui serrer la main avant -on départ. Tâche qu'il reste déjeuner.
CLAIRE. — C'est bien.
ÉTiEN.NE. — ■ Allons, au revoir.
11 sort.
CLAIRE, restée seule. — Il part!