‹ L'autre dangerChapitre 49 sur 88 · L ABBE · texte numérisé non relu

L ABBE

o - i T»v. • 1 • .^ ^ite le sucrier, il essaye de Saint-Phoin lui prese. ,„ - "'

j j 1^ pince,

prendre du sucre avec i 0

^nc

avec vos

CHARLOTTE. — Prenez d*.

doigts, monsieur le curé.

l'abbé bloquiN. — Vous croyez?

CHARLOTTE. — J'en suis sûre.

l'abbé BLOQUIN. — C'est la pince du père Adam.

11 rit, peut-être avec un peu de lourdeur, de cette plaisanterie facile, mais tout cela constitue un petit manège plein de bonhomie.

CHARLOTTE, sc dirujeont vers Marins. — Monsieur Morins, preuez-vous du café?

MORINS. — S'il vous plaît, madame. (.4 Saii/it-Phoin.) Non, pas de sucre, quoique vous soyez très bien pour faire le service ; <'est pour cela que vous avez mis votre smoking?

VERSANNEs. — C'cst même assez ridicule do s'habiller pour dîner ici, nous sommes à la campagne et sans cérémonie... je te l'ai dit cent fois.

MORINS. — Depuis que je connais Saint- Phoin, je ne l'ai jamais vu dîner qu'eu liabit ou en smoking, en quelque endroit qu'il se trouve.

CHARLOTTE. — Ce.st très anglais... il a raison.

MORINS. — Je l'ai vu garder la chambre, pendant une semaine, avec une fièvre maligne et, tous les soirs, il passait son liabit pour prendre un cachet de sulfate de quini:!e.

SAINT-PHOIN. — Paifaitement, je m'en datte.

VERSAN.NEs. — Charlotte, si vous offriez, de notre vieille eau-de-vie.

CHARLOTTE. — Mais certainement; Saint- Phoin, voulez-vous un petit verre de cognac... Je vous le recommande... Il est de 18.37.

SAiXT-PHOiN. — Ça ne nous rajeunit pas.

CHARLOTTFL — Je u'ai pu eu avoir que cinquante bouteilles... C'est un cadeau que j'ai fait à mon mari pour sa fête.

VERSANNES. — Oui, à propos, j'ai oublié de vous dire que j'ai reçu la facture ces jours-

CH.iRLOTTE. — Vous l'avez payée.

VERSANNES. — Xuturelleiment.

CHARLOTTE. — AU riglit !

VERSANNES. — Lorsque ma femme me fait un cadeau, j'ai toujours deux surprises, d'abord le cadeau et ensuite de le payer.

Cependant, Charlotte et Saint-Phoin ont offert du café et du sucre à Versannes et à Lambert.

CHARLOTTE. — Ça ne m'étonnerait pas

que M. de Courrezac vienne nous faire ce

soir une petite visite ; il sait que nous avons

des invités qui sont arrivés tantôt et il est

curieux comme une chouette.

iNT-i'HOiN. — Je serai pour ma part en-

,, ■ '" voir, c'est un fort aimable geneliante ae i.. °

tilhoanme.

CHARLOTTE, à Moriiis.

mon flirt, monsieur Morins; c qui est amoureux de moi, il me iv depuis cinq ans et il n'est jamais pa. me déclarer sa flamme... Je ne lui en laisse jamais le temps. Ah ! vraiment, c'est fort original... Monsieur le curé, ne voulez-vous pas faire votre partie de dames avec M-^* Lambert?

l'abbé BLOQUIN. — Trt>s volontiers, si M"« Lambert n'est pas trop fatiguée.

VALENTiN"E. — Maïs pas du tout... pas du tout... Je suis tout à fait remise.

CHARLOTTE. — Je vaîs vous installer.

'.- V')us allez voir 'u h'^mime ^ur

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