SCÈNE Vil
CHARLOTTE, VALENTIXE, VERSANNES
CHARLOTTE, ù Versannes. — Je ai'aime pas beaucoup votre ami.
VKiisANNKS. — Pourquoi?
t'iiARLOTTK. — Je le trouve déplaibant et poseur.
VEKSANPŒs. — Je vous assure que vous vou6 trompez.
cnAiiLOTTE. — Je suis certaine que Valenline est de mon avis... N'est-ce jxis, Valentine?
VALENTiNE. — Je ue le connais pas assez pour le juger.
VERSANNES. — Voilà une réponse sensée.
De quoi pa.rliez-vous donc ?
CHARLOTTE. — Il ju'a dit des sottises, presque, parce que nous n'avons pas d'enfants, et il m'a menacée de catastrophes dans mon ménage! K 'est-ce pas, Valentine? Qu'avezvous?... Ça ne va pas?
VALENTiNE. — Nou, ça ne va pas très bien.
VERSAN.^ES. — Qu'y a-t-il ?
CHARLOTTE. — Elle s'est déjà presque trouvée mal tout à l'heure... c'est une fausse ■digestion... c'est peut-être ce spoom au Champagne... c'est très froid sur l'estomac.
VALENTiNE, d'une voix faible. — Mais je n'en ai pas mangé.
CHARLOTTE. — Attendez, je vais aller vouh chercher de l'éther. C'est encore ce qu'il y a de mieux... Julien va rester auprès de vous.
£lle sort pour aller chercher de l'éther. Dans le fond Lambert et Saint-Phoin jouent aux cartes et Morins les regarde, de sorte que Valentine et Versannes restent isolés.