SCÈNE Y
FREYDIERES, CLAIRE
CLAIRE. — Pourquoi dites-vous ça? Puisque nous les voyons très bien à travers le feuillage ?
FREYDIÈRES. — PouiQuoi j'ai dit ça? (^On voit de Meillan et M^^ Ernstein s'embrasser.) Tenez!... Regardez... j'ai dit ça pour ça!
CLAIRE, riant. — Oh! mais c'est une trahison !
FREYDIÈRES. — C'est Une complicité. Il faut toujours protéger les amoureux.
CLAIRE. — Comme ils sont imprudents!...
Son mari qui est à côté... et nous ici qui les voyons... un domestique pourrait venir...
FREYDIÈRES. — Ils ne pensent pas à tout ça.
De Meillan et M"' Ernstein s'embrassent encore.
CLAIRE. — Ccst très amusant ; la miiéiquo a tout à fait cessé.
FREYDiÈRES. — Une autre commence. Je vous disais tout à l'heure : quelle drôle de chose que la vie! Nous voilà tous les deux, ce soir, dans ce jardin. Ah! je ne savai.? pas, esn venant dîner ici, que je vous rencontrerais.