‹ L'autre dangerChapitre 83 sur 88 · CHARLOTTE, MORINS, SAINT-PHOIX · texte numérisé non relu

CHARLOTTE, MORINS, SAINT-PHOIX

CHARLOTTE, toujours très gaie. — Tiens!

il n'y a personne... on entre ici comme dans un moulin... nous n'avons pas rencontré un seul domestique.

MORINS. — M. Lambert doit être à son usine.

CHARLOTTE. — Saus doute, mais ce qui

m'étonne, c'est que Vadentine ne soit pas

encore descendue, elle qui est toujours prête

trois heures d'avance. Je vais monter chez

elle.

Elle sort.

MORINS. — Si vous sonniez, Saint-Phoin?

Quelquefois en appuyant sur un bouton, il vient un domestique : c'est une de^i applications de l'électricité.

*!AiNT-PHOiN, qui a sonné. — Ou, il ne vient personne. Cette habitation offre tous les symptômes d'une maison d'où les maîtres sont absents., j'en conclus que les La.mbert sont partis.

CHARLOTTE, rentrant dans le salon. — Bile n'y est pas... je n'ai pas vu non plus les enfants, je n'ai vu personne.

.SAiNï-i'HOiN. — C'est qu'ils sont partis. Mais qu'y avait-il de convenu ?

CHARLOTTE. — Il y avait de convenu que nous devions venir prendre les Lambert à onze heures. Je l'ad dit hier à Valentine en la quittant, il est peine onze heures et quart et l'on a toujours le quart d'heure de grâce... Saint-Phoin, si vous alliez voir à l'usine si M. Lambert y est, au lieu de re,ster là, planté comme un terme.

SAiNT-PHOiN. — J'y vais.

11 sort.

CHARLOTTE lui cric. — Dépêchcz-vous !

Le Torrent

Page 1