CHARLOTTE, MORINS, SAINT-PHOIX
CHARLOTTE, toujours très gaie. — Tiens!
il n'y a personne... on entre ici comme dans un moulin... nous n'avons pas rencontré un seul domestique.
MORINS. — M. Lambert doit être à son usine.
CHARLOTTE. — Saus doute, mais ce qui
m'étonne, c'est que Vadentine ne soit pas
encore descendue, elle qui est toujours prête
trois heures d'avance. Je vais monter chez
elle.
Elle sort.
MORINS. — Si vous sonniez, Saint-Phoin?
Quelquefois en appuyant sur un bouton, il vient un domestique : c'est une de^i applications de l'électricité.
*!AiNT-PHOiN, qui a sonné. — Ou, il ne vient personne. Cette habitation offre tous les symptômes d'une maison d'où les maîtres sont absents., j'en conclus que les La.mbert sont partis.
CHARLOTTE, rentrant dans le salon. — Bile n'y est pas... je n'ai pas vu non plus les enfants, je n'ai vu personne.
.SAiNï-i'HOiN. — C'est qu'ils sont partis. Mais qu'y avait-il de convenu ?
CHARLOTTE. — Il y avait de convenu que nous devions venir prendre les Lambert à onze heures. Je l'ad dit hier à Valentine en la quittant, il est peine onze heures et quart et l'on a toujours le quart d'heure de grâce... Saint-Phoin, si vous alliez voir à l'usine si M. Lambert y est, au lieu de re,ster là, planté comme un terme.
SAiNT-PHOiN. — J'y vais.
11 sort.
CHARLOTTE lui cric. — Dépêchcz-vous !
Le Torrent