ACTE DEUXIEME
aussi un devoir à remplir. Il faut la rendre heureuse. (Baissant la voix.) Plus heureuse que ne l'a éié sa mère! (aux autres.) Oui, oui, mes amis, je consens.
LE DOCTEUR
Devant cette déclaration généreuse, et digne de madame la comtesse, nous n'avons plus qu'à nous incliner et à nous réjouir.
Mais il faut le consentement du père, et vous ne l'avez pas.
Puisque vous nous y faites songer, signor Agitato, nous allons sur-le-champ lui écrire, (il va à la table.) C'est à moi de
lui demander la main de sa fille.
LE DOCTEUR
Hélène devrait lui écrire aussi 1
HÉLÈNE, effrayée.
Moi?... il ne me répondra pas !
LE DOCTEUR
Pourvu qu'il approuve... Écrivez... écrivez... (Bas, à Marcus. ne perdez pas de temps.
LA COMTESSE
Que font donc ces enfants?
Ils éciivent à monsieur voire fils.
LA COMTESSE
Non, c'est à moi de lui faire savoir ma voloulé... Mais ']ô n'y vois plus assez... Où est Césaire?
CE s AIRE, .lui est prùâ d'eUe.
Ici, madame.
LA COMTESSE
Ah !... Oui, rends-moi le service d'écrire pour moi, mon cher enfanl... Mon bon Caslel, jouez-moi quelque chose sur le piano, vous savez, ça réveille mon pauvre esprit qui flotte un peu.
Castel va au piano et joue, très-doux. La comtesse dicte, à voix Lasse, à Césaire.
MAXWELL, à Barlhez, rentrant. *
A présent, il faut parler !
BARTHEZ
Oui... Marcus, écoulez ici 1
M ARGUS
Quoi donc?
MAXWELL
Parlons bas.
Qu'y a-i-il, monsieur?
BARTHEZ
11 y a que le père d'Hélène... le comte de Mérangis.,.
MAXWELL
Est mort.
HÉLÈNE , qui s'est approchée d'eux, étouffe un cri.
Ah!
MARCUS
Comment savez-vous...?
MAXWELL, lui remettant une lettre.
Mon confrère et ami, le docteur Windham, m'écrit d'Edimbourg qu'il n'a pu le sauver.
BARTHEZ, à Hélène.
Vous l'avez à peine connu...