‹ L'autre (volume 2)Chapitre 9 sur 88 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

LE COMTr:, froidoment.

Vous étiez prévenue.

ELSIE

Mais Hélène est beaucoup mieux ! Vous n exigez pas qu'elle parte au milieu de l'hiver...

LE COMTE

Elle trouvera le printemps en Provence.

ELSIE

Une entant si jeune ! un si long voyage ! Je vais mieux aussi, monsieur. Dans quelques semaines, chns quelques jours peut-être, je pourrais accompagner Hélène.

LE COMTE

Chez ma mère"? Ma mère a l'auslérité d'une vie sans tache; cela ne vous effraye pas ? D'ailleurs, quitter l'Ecosse, vous ? cette riante patrie où vous a\ez su vous taire une vie si douce, si indépendante?

Ah ! monsieur, je vous jure que, si je l'avais pu. si j'avais été moins malade, il y a longtemps que j'aurais repondu à l'appel de votre mère.

LE COMTE, ironique.

Mais votre ami, le jeune médecin, ne vous l'a pas perniis? Il est plus absolu que moi, convenez-en!.. Pourquoi tremblez-vous?

ELSIE, allant à la cheminée.

J'ai froid... (a part.) Il sait tout ! Je suis perdue!

LE COMTE, voyant la porte du fond s'ouvrir.

Voici la femme qui doit emmener votre fille,

ELSIE

Ah !... Vous la connaissez, au moins?

L'AUTUlî

Lli COMTE.

Fori peu. Faiies connaissance avec elle : cela vous reirde.

Il sort.

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