‹ L'autreChapitre 105 sur 150 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

On a distribué la semaine en sept jours ,

Et qu'on les a nommés du nom des corps célestes,

Lesquels, soit bienfaisants , soit douteux, soit funestes,

Exercent tour à tour leur domination

Sur l'heure attribuée à leur rang d'action.

Si donc nous augmentions le nombre des planètes ,

N'augmentant pas celui des heures leurs sujettes.

Nous bouleverserions jusqu'en son fondement

La régularité de cet arrangement,

Ce qui mettrait partout un désordre -incroyable.

VIVIAN

Il est vrai ; ce serait une chose effroyable. Tenez ferme : haro sur les nouveaux venus! Il faut dire leur fait à ces quatre inconnus, A ces perturbateurs, à ces vagabonds d'astres, Qui plongent la science en de si grands désastres. Oui, chassez-i'fioi du ciel ces intrus sans aveu; De quoi se mêlent-ils, je le demande un peu, De venir après coup, quand les places sont prises. Déranger brusquement les planètes assises? C'est une impertinence , une incongruité , Et j'approuve beaucoup votre sévérité.

22 , GALILÉE

.VLBERTj regardant au fond et écoutant.

Des cris!

VIVIAN

(7est Galilée, — oui, c'est lui qu'on acclame.

PO MPE E , regardant les étudiants qui escortent Galilée.

(lobe-niouches niais! et charlatan infâme!

ALBERT, à Vivian , pendant que Pompée fait des gestes de colère contre les groupes.

Tu vois que le docteur Pompée est contre toi.

VIVIAN

Tant mieux pour la doctrine en laquelle j'ai foi ;

De toute vérité la marche naturelle,

('/est d'ameuter d'abord tous les pédants contre elle.

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