‹ L'autreChapitre 104 sur 150 · ACTE PREMIER. 1<.V · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER. 1<.V

VIYIAIV.

Pourquoi , seigneur Pompée , est-ce un mécliant propos ?

Parce que la nature abhorre ce chaos, Et que c'est outrager d'une façon horrible L'immutabilité du ciel incorruptible.

VIVIAN

Daignez prendre en pitié mon humble entendement , Maître, et vous expliquer un peu plus clairement.

POMPÉE

N'est- il pas vrai que l'homme et la plupart des êtres Au-devant de leur chef ont comme sept fenêtres , Savoir : la double ouïe, une bouche, deux yeux, Deux narines, par où l'air, pénétrant chez eux. Porte au reste du corps , selon chaque ouverture , La lumière, le son, l'odeur, la nourriture, Et qui sont les sept points les plus intéressants Du microcosme ou monde abrégé?

VIVIAN

J'y consens.

POMPEE

De même , — notez bien l'identité profonde , —

De même dans le ciel, macrocosme ou grand monde,

Sept planètes en tout composent l'appareil :

Deux luminaires, c'est la Lune et le Soleil;

Deux astres ennemis , d'influence maligne :

Mars et Saturne; deux, d'influence bénigne:

Jupiter et Vénus; puis, Mercure indécis.

— De ces faits , comme encor d'autres non moins précis.

Soit que l'ordre profane offre les témoignages

Des sept métaux, des sept merveilles, des sept sages,

Soit que l'ordre sacré nous montre sept flambeaux.

Sept psaumes pénitents , sept péchés capitaux ,

Nous devons recueillir ces conséquences nettes :

Que le nombre de sept est celui des planètes.

Que c'est tout justement le nombre qu'il leur faut,

Sans qu'il puisse jamais être plus ni moins haut ,

Et qu'ainsi Jupiter n'a point de satellites.

Puisqu'ils ajouteraient des nombres illicites.

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