II É L È N E
M. Maxwell me le promet, et je crois en lui !
MARCUS
Oui, Maxwell ! C'est le dieu de la maison, à présent!...
HÉLÈNE
A présent, tu dois le b6mr aussi. Sans lui !... Le docteur Pons haussait les épaules en le voyant s'obstiner à rappeler cette précieuse vie qui s'éteignait à chaque instant dans nos bras. Moi seule avais foi en la parole de Maxwell et Dieu lui a donné raison !
Dieu veuille qu'à présent, il ne se trompe pas en croyant réveiller les idées ! Ce qui m'cffrayo Is plus, c'est qu'elle ne te reconnaisse pas, toi, ce qu'elle a de plus cher au monde ! si elle devait rester comme cela, quelle fatigue, quelle douleur pour toi, ma pauvre Hélène !
HÉLÈNE
Ne me plains pas ! Après cette crise effrayante où j'ai cru l'avoir perdue, la voir, la sentir là est une joie immense pour moi ! Je la soigne comme une enfant. Eh bien, je ne fais que lui rendre ce qu'elle a fait si longtemps pour moi et je voudrais employer à cela ma vie entière.
MARC us, lui prenant la main.
Hélène, tu es vraiment une bonne âme, une brave tille! et moi qui, au lieu d'être toujours là à t'aider, me tiens à l'écart, retenu par je ne sais ([ucl point d'honneur vrai ou faux... Il faut pourtant voir clair dans tout cela, et je suis venu cette fois résolu à t'en parler. Que penses -tu de ta situation?
Je n'y pense pas; je ne pense qu'à ma chère malade !
MAUCUS .
Enfin... te considères-tu toujours comme ma fiancée ?
HÉLÈNE, étonnée.
Pourquoi donc pas?...
Si ce que dit M. Maxwell se réalise, si la veuve de ton père te poursuit, si elle réussit à le dépouiller ?