‹ L'autreChapitre 66 sur 150 · II É L È N K · texte numérisé non relu

II É L È N K

Un parti? je ne sais vraiment p:is de quoi tu me parles !

D'aulanl plus que lu ne rn'écoutes pas.

HÉLÈNE

Si fait ! Je croyais voir M . Maxwell dans le jardin.

M ARGUS , avec dépil.

Il viendra, sois tranquille, car il vient tous les jours, n'estce i)as?

HÉLÈNE

Oh ! oui, tous les jours ! Il est si bon ! Ji A u eu s .

Accorde-moi un dernier moment d'attention cl je te laisse. Si, comme le dit Barihez, tu conserves ta position et que je l'épouse, je reste ton obligé.

Eh bien, lu y consens ?...

J'ai accepté, mais j'en souffre!

H ÉLÈ NE.

Depuis quand?...

M ARC us.

Depuis que M. Maxwell m'a fait sentir qu'il fallait montrer une passion... échevclée, pour mériter ta générosité...

HÉLÈNE

Puisque, moi, je le dispense de la passion!...

M A R C U s , avec humeur.

C'est-à-dire que lu comptes t'en dispenser aussi.

IIÉLEÎN'E, un peu railleuse.

Eh bien , c'était le programme. Tu ne m'épousais qu'à la condition de ne pas cire follement aimé.

M ARGUS

Ti. te moques de moi, je le mérite. Avec les femmes, pour être pris au sérieux, il faut dire des extravagances.

llÉLÎiKE.

Pourquoi des extravagances ?

M ARC us.

Tu as eu pitié de moi, Hélène, parce que tu es i)Onnc ; mais ton cœur a besoin d'amour et ton imagination de prestige. Attendons que l'inconnu de la situation se dégage : si tu es brisée, rappelle-moi ; où que je sois, je reviendrai l'offrir ma vie; mais, si tu iiiomphes, ou si un héros de roman, riche... et persuasif... se présente, lu n'auras pas besoin de me reprendre ta parole, je le la rends dès aujourd'hui.

HÉLÈNE-

Qu'est-ce que c'est que tout cela que lu mo disV Est-ce la crainte d'aborder avec moi une vie difficile? Est-ce un manque de confiance dans la durée de mon dévouement?

MARC us.

Ah ! voilà i c'est moi qui aurai eu tort ! Dis tout de suite que je ne méritais pas ta générosilé.

HÉLÈNE

Tu supposes que je veux rompre, quand c'est toi ?

Eh parbleu, c'est toi !

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