‹ L'autreChapitre 73 sur 150 · I. F. DOCTEUR · texte numérisé non relu

I. F. DOCTEUR

Il le faut absolumenl; vous avez des prëvcniions!...

MAXWELL

Mes préventions tomberaient d'elles-mêmes, s'il acceptait avec vaillance toutes les éventualités. Mais vous voyez bien qu'il s'en allait encore!

BARTHEZ

Mon cher monsieur, i! ne s'affit pas de sentiment, il s'agit d'affaires. Je songe, moi, à assurer le sort d'IIcJùnc... Et tenez, la voici !

HELENE

Oui, mon ami. Que venez-vous m'annoncer ?...

BARTHEZ

Ma chère enfant, ayez courage et confiance.

HÉLÈNE

Encore une mauvaise nouvelle ?

BARTHEZ

Bah ! bah ! c'est la guerre qui éclate, c'est le premier coup de feu ; mais je suis là, moi, et bien armé, ne craignez rien I...

JEANNE

On alla(|uc ouvertement le mariage de ses parents ?

ACTK TROISIEME

HÉLÈNE

Dites !

BA KTHEZ.

C'est pire encore, et il ne faut pas se dissimuler qu'on sera très-hostile, Irès-crucl pour les vivants et pour les inorls. Il faut se garaniir. Voyons, docteur Pons, à vous le droit d'aînesse. Parlez le premier. Madame la comtesse est-elle lucido ?

LI£ DOCTEUR

Je ne puis pariager les illusions de mon éminenl confrère... Madame la comtesse ne comprendra pas.

BARTHEZ

A vous, cher monsieur Maxwell : vous affirmez le contraire?...

MAXWK L I..

Ai-je affirmé?. .

HÉLÈNE

Maman a pailc aujourd'hui!

LE UOCTELU.

Allons donc !... ^

HÉLÈNE

Elle a dit mon nom et d'autres mois encore, n'est-ce ])as, Jeanne?...

BARTIIEZ.

Alors, loui va bien! Hélène, il faut obtenir d'elle un effort de mémoire et de volonté.

UÉLÈNE.

Non !... c'est trop tôt!...

B ARÏUEZ.

Le temps presse. Écoulez-moi bien; vous aussi, Jeanne, il faudra nous aider ! (a nrhue.) On iirélend \ous conleslcr \olro nom, votre a\enir ; ne laisbcz pas discuter cela. La situation

de Marcus est inattaquable et madame la comtesse est libre de tester en sa faveur. Faisons qu'elle l'institue son héritier^ à la condition qu'il vous épousera, et dès lors cpousez-le au plus vite, vous restez Hélène de Mérangis plus que jamais.

(a Maxwell qui ne peut contenir un mouvement d impatience.) VouS Cil

doutez, clier monsieur?

MAXWELL

Je ne dis rien, monsieur B.irthez.

HÉLÈNE

Slais i)Oui'quoi imposer à Marcus l'obligation de m'dpouser ? puisque j'ai sa parole ? et pourquoi se tant presser ?

BA RTIIEZ.

Paice que les paroles sont bonnes et que les actes valent encore mieux. — Monsieur Maxwell, en votre âme et conscience, je vous parle Irès-sérieuscment et je fais appel à votre honneur, croyez-vous qu'il soit possible d'obtenir de niadime de Mérangis ce que nous croyons urgent et nécessaire ?

M A \ \V IC L L, péniblement.

En mon âme et conscience, madame de Mérangis comprendra sans effort et sans danger ; mais. ..

B ARTHEZ

Il n'y a pas de mais ! votre parole nous suffit, (au docteur.) Allons prévenir Marcus.

HÉLÈNE

Je veux le voir auparavant : je veux lui dire que je n'exige pas de conditions humiliantes.

BA RTIIEZ.

Eh bien, je vais le ciiercher et je vous l'amène, (au docteur.) Vous, allez voir madame.

Ils sortent.

Page 1