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LA GLORIFICATION DES COUPS

Notre àme n'attend pas la résurrection générale des corps et le jugement dernier, pour entrer en possession de la gloire éternelle ou pour subir le châtiment des fautes qu'elle acommises pendant la vie. L'homme meurt; aussitôt commence pour lui, ou son bonheur ou son malheur.

C'est l'enseignement de la foi. — De grands nuages nous dérobent la vue du monde nouveau où notre âme restera pendant l'éternité. Mais une partie de ce monde s'éclaire sous la lumière tranquille et sereine de la foi.

Entre le rationalisme qui nous promet un bonheur naturel et le faux mysticisme des illuminés, je vois un chemin sûr, et magnifiquement éclairé.

C'est le chemin suivi par les théologiens et par les Docteurs de T Eglise les plus vénérés, qui ont fondu dans une exposition raisonnée et savante les paroles de Notre-Seigneur et les dépositions précieuses des Apôtres, des Pères, des Conciles sur le bonheur du ciel. Vous reconnaîtrez avec admiration l'harmonie profonde de l'enseignement divin sur la glorification du corps et de l'àme des bienheureux, avec l'enseignement des sciences naturelles sur les transformations des corps, et des sciences philosophiques, sur les espérances et les invincibles aspirations de l'âme.

Ici encore l'harmonie de la raison et de la foi, de l'ordre naturel et de l'ordre surnatuel, apparaît avec évidence et saisit par sa grandeur.

Trop souvent, hélas! sous un faux prétexte de piété, certains écrivains ont parlé du ciel, sans énergie, sans profondeur, en essayant de flatter l'imagination mobile et le cœur trop faible des fidèles, étrangers aux enseignements sévères et consolants de la foi.

Quelle inexactitude et quelle mollesse dans leurs descriptions! et que d'hommes sérieux détournés et dégoûtés de cette haute et grande question du ciel, par l'intidélité fade^ de ces tableaux !

Dieu soit loué ! car nous avons une doctrine théologique sûre, lumineuse, savante sur le ciel, et. sans s'éloigner de cet enseignement, en

Téclairant seulement par les sciences naturelles et par les sciences philosophiques, on y découvre des trésors de consolation pour les âmes qui pleurent et des trésors d'espérance pour relever les âmes découragées.

L'enseignement chrétien embrasse deux parties : la glorification des corps, et la glorification de Tàme, par l'action surnaturelle de Dieu.

Au chapitre quinzième de la première Epitre aux Corinthiens, saint Paul dégage, expose et justifie sa foi à la résurrection glorieuse des corps. Il nous fait voir le Christ vainqueur de ses ennemis, vainqueur même de la mort par sa résurrection et par la résurrection des élus. Il lance à la mort une apostrophe ironique et fière, et il exhorte les premiers chrétiens à persévérer dans la justice, par l'attente de cette résurrection.

Tout chrétien doit lire et méditer cette belle page sur la mort et la vie. Je veux la mettre sous vos yeux :

y i^. Puis donc qu'on vous a prêché que Jésus-Christ est ressuscité, comment s'en trouve-t-ii parmi vous qui osent dire que les morts ne ressuscitent point?

5' i3. Que si les morts ne ressusciteut point, Jésus- Christ n'est donc pas ressuscité.

14. Et si Jésus-Christ n'est pas ressuscité, c'est en vain que nous prêchons, et c'est en vain que vous croyez...

Si l'espérance que nous avons en Jésus-Christ, n'est que pour cette vie, nous sommes les plus misérables de tous les hommes.

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