juillet 1909, Déb. parl., p
Georgin 14
reconnaît à son tour et regrette qu’il ait fallu une révolte des fonétionnaires pour obliger la Chambre à s’en occuper (r). La discussion pourrait bien être aussi une discussion de circonstances. Ce serait très fâcheux car, délibérer et décider sous l'émotion d’un accident d'hier ou d'une appréhension d'aujourd'hui, 6e n'est pas légiférer dans de bonnes conditions. La peur ou la colère ne sont pas des conseillères sous l’influénce desquelles il convienne de chercher la solution dés problèmes politiques où sociaux. A cet égard, notre législateur aurait besoin de se surveiller, de se maîtriser. Ce n’est pas un portrait méconnaissable qu'en présénte M. Faguet lorsqu'il lé compare à ce guerrier barbaré, dont parle Démosthène, « qui se défend toujours du côté du coup qu’il vient de recevoir, et, frappé à l'épaule, porte son bouclier à l’épaule, puis, frappé à la cuisse, le porte vivement à sa cuisse... » (2). C’est ainsi que, pour le moment, on songe plutôt à donner un statut aux quasi-fonctionnaires que sont les agents de chèmin de fer, parce que la révolte des agents de chemin de fer est plus récente que celle des postiers.