Mon., 25 janvier 1849, p
taine, on la retrouverait, en 1831, chez M. Casimir Périer, rappelant les fonctionnaires de tout ordre à l’obéissance absolue aux vues politiques du gouvernement, et, en 1829, chez M. de Peyronnet, expliquant que la fidélité au gouvernement est la condition du pacte dont l’emploi public est l’objet. Voilà les modèles que, sans le savoir peut-être, un ministre de la troisième République se met à rajeunir.
Beaucoup d'autres gouvernants ont eu, au cours de ces dernières années, à propos d'incidents parlementaires du : même genre, à affirmer leurs principes de conduite sur la matière de l'avancement. Tous, ils ont été d'accord pour se réserver le droit de ne pas faire abstraction des éléments d'ordre politique (1).
Au milieu d'eux, cependant, M. Millerand se détache d'une manière assez curieuse. Au moment des fiches, et alors qu'il n’était qu'ancien et futur ministre,cet honorable parlementaire avait pris une attitude nettement hostile à ce qu'il avait qualifié de « régime de domination abjecte ». Revenu au pouvoir, 1l ne manqua pas une occasion d’affirmer que ses idées d’opposant étaient restées ses idées de gouvernant et ne représentaient pas ce que M. Jaurès avait appelé « la vertu de lescalier # Mais sous une réserve : il demande aux fonctionnaires de faire preuve de loyalisme (2).
M. Barthou professe le mème sentiment: mais il veut que ce loyalisme s'affirme par des actes (3).
M. Dubief estime que le gouvernement ne peut pas «se dessaisir du droit de savoir quelie est lattitude des fonctionnaires vis-d-vis du gouvernement de la République qu'ils doivent servir » (4).
1. Voir notamment Waldeck-Rousseau, Sénat, 7 novembre 1901, Déb. parl., p. 1270.
2 Ch. des Dép., 31 janvier 1910, p. 43r; Sénat, 2 avril 1910,