Bryce, La République américaine, TI, p
3. Principe officiellement consacré par l’article VIII de la déclaration des droits de la Constitution du Massachusetts (L. Lowell, Le gouvernement de l'Angleterre, X, p. 187).
certaines cités (1). Il serait superflu d'analyser les résultats d'un pareil système (2). Le mal, qui pouvait se tolérer tant qu'il n'yavait que quelques milliers de fonctionnaires dans le pays, devint insupportable du jour où leur nombre prit quelque importance : en 1870, le président Grant déclarait, dans son message annuel, que « l'amélioration et la purification du service civil seraient saluées ævec approbation par le peuple tout entier des Etats-Unis » ; en 1876, M. de Chambrun écrivait qu'un tel régime était inadmissible dans une administration qui employait environ soixante mille agents, chiffre colossal à ses yeux. Dès 1853, on avait commencé à réagir: une loi fédérale avait institué, pour les employés de ministères, un système d'examens qui fut d’ailleurs appliqué d’une manière très intermittente En 1871, une loi du 3 mars avait donné au Président le pouvoir de réglementer l'admission au service civil; mais l’intervention directe du législateur parut, finalement, préférable. C'est en 1883, qu'un effort vraiment vigoureux et décisif fut accompli : la loi Pendleton (3) organisa, sur des bases très sérieuses, le système du concours pour les emplois fédéraux, et de nombreux Etats ou cités s’en approprièrent les dispositions (4) : comme en Angleterre, un conseil de commissaires des services civils est chargé de faire subir les épreuves d'aptitude qui, seules, sélectionnent les cand'dats