‹ L'avant-guerreChapitre 11 sur 59 · Numéro et date od( été modifiés par notre collaboratcui · texte numérisé non relu

Numéro et date od( été modifiés par notre collaboratcui

(Note de l'auteur.)

l'agence SCUIMMELPFENG 31

que tous les renseignements fournis à la maison Vilgrain et Simon, tous, sans exception^ ont été, comme celui qui précède, envoyés également à Berlin.

« Nous avons donc le droit de dire que l'opération commerciale réalisée avec la maison Vilgrain n'est qu'un prétexte, une simple précaution destinée à justifier les agissements de Schimmelpfeng. Il doit fourni à l'état-major allemand et à^'intendance des renseignements précis; il faut que les Allemands sachent exactement sur quelle quantité de farine et de pain pourra compter Varmée d'invasion lors de la prochaine guerre. Rien' de plus simple : on se fait demander ces renseignements par la maison Vilgrain et Simon qui, précisément, en a besoin ; on les lui cède^ non pas à prix coiXtanty mais à 'perte ; à la rigueur on les lui donnerait même gratuitement ; le principal, c'est que l'opération d'espionnage soit couverte, masquée par une opération commerciale en apparence licite. »

Voilà avec quelle habileté procèdent les tenanciers de l'agence Schimmelpfeng.

Pour terminer, un simple détail.

Nous avons appris que, depuis moins de six mois, Lucien Baumarin a demandé à Schimmelpfeng trois renseignements sur la maison Vilgrain et Simon.

Des en([uêtes ont été faites simultanément à Paris et à Nancy. Dans cette dernière ville, les correspondants chargés par Schimmelpfeng de l'enquête concernant les moulins Vilgrain et Simon, ont reçu un « formulaire » contenant les instructions suivantes :

« La situation financière de la maison ci-dessus indiquée est connue de nous ; nous désirons simplement savoir si, à votre connaissance, un changement

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important ne s'est pas récemment produit ou n'est pas sur le point de se produire dans cette maison. *

Les personnes qui nous ont communiqué ces renseignements se demandent si Lucien Baumann ne son^'erait pas à mettre la main sur les moulins de Nancy. Déjà maître des approvisionnements de lu capitale, qu'il peut afTamer à son gré, il lui serait tout aussi facile de jouer, à Nancy, le même rôle qu'à Corbeil. Là-bas comme ici, il peut compter sur le concours des capitalistes juifs et sur la monstrueuse inertie de notre gouvernement.

Et pourtant, Lucien Baumann, c'est l'approvisionnement de Paris. C'est de lui, nous allons le voir, que dépendra, au moment de la mobilisation, la solution de la si grave question de l'alimentation de la capitale. C'est donc un assez puissant seigneur juif allemand pour que l'on étudie de près son intéressante personnalité et le rôle prépondérant et fatal qu'il pourrait être appelé à jouer, le cas échéant, dans notre pays.

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