MESSAGERIES DEPARTEMENTALES PAR AUTOMOBILES
Être neufs, avoir été complètement construits en France avec des matières premières usinées entièrement en territoire national, dans des établissements employant un personnel dirigeant et ouvrier dont les trois cinquièmes au moins soient d'origine française ou naturalisés français, et possédant une installation et un matériel suffisant pour assurer la continuation de la tahrication et de la fourniture des pièces de rechange en temps de guerre.
Le règlement a donc presque tout prévu, sauf la nationalité des administrateurs de sociétés fournissant ces véhicules, les entretenant et réglant leurs parcours. Ces primes du ministère sont accordées en vue des services éventuels que doivent rendre en temps de manœuvres, que devraient rendre en temps de guerre les camions et transports automobiles. Il est clair que si l'administrateur de la société desdits camions est un Alfred Dreyfus, un Ullmo, un Emile Weyl, un Jacques Grumbach, par exemple, un traître ou un déserteur juif, ou juif allemand ou juif polonais, il y a de grandes chances pour qu'en temps de guerre :
!• Certains camions automobiles, primée par le ministère de la Guerre français, ne fonctionnent plus et qu'un immense truquage de fausses bandes et de moteurs fourbus soit découvert tout à coup;
2° Les camions automobiles, par hasard en bon état, servent au transport des approvisionnements et des soldats allemands.
En d'autres termes, ce qu'il y a de plus important dans ces entreprises, au point de vue des primes jiïiHi? au point de '.Tie national, c'est la personna- Mié H f-' sf'îiOH'ay-^ '//? ceux qui les dirigent.
lies Boms r^ ^.:.v:^n '.f!>\e».n* dû mettre les pou-
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voirs publics en méfiance. Leur consonance est si peu française que l'on est tout naturellement porté à poser les questions suivantes :
1° MM. Blumenthal, Zouckeumann et Bauml sontils Français, je veux dire nés en Franck de parents
FR-NNCMS?
2** MM. BuiMKNTHAL, ZOUCKERMANN ET BaUML NE SONT-ILS PAS d'origine ALLEMANDS, OU JUIVE ALLEMANDE ?
3* MM. Blumenthal, Zoucke.'.mann et Bauml ont-ils
FAIT LEUR SERVICE MILITAIRE EN FrANCE OU EN ALLE- MAGNE, ET DANS QUELS CORPS?
Au cours de notre campagne dans V Action Française, nous ne nous sommes pas fait faute de répéter inlassablement ces questions précises. Elles n'ont encore reçu aucune réponse au moment où nous mettons sous presse.
Nous avons tenu toutefois à nous documenter coniplcteinent, tout au moins sur la personnalité d'un des administrateurs-délégués des Messageries Départementales et voici les renseignements que nous avons recueillis.
Ce M. Zouckermann serait un juif de Varsovie. Ce qui vérifie une fois de plus ce fait curieux qu'on ne peut pénétrer dans une affaire louche, sans y rencontrer un juif ou une collection de juifs!
Or, Zouckermann, que ses employr'S ay^pclaient Zouc, a toujouis eu du goût pour les ulVaires. Mais les iiiïaires qu'il a entrenri^es n'ont jamais éto '*'-'" 'onguo durée ni d'une extrême rlarlo.
Il a éui imprimeur. Pas l>ien loni^temps. l'uis bijoulicr, faubourg du Temple. Un incendie dont les journaux ont p:iilé, à l'époque, dôtnii^it son ma,:asin et le \ transporter son commerce à Coulommiers.
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D'ailleurs, Zouckermann a abandonna assez promptement la bijouterie pour lancer f^on idée de Messageries automobiles.
Ce lancement nécessit^iit de l'argent et des appuis de toutes sortes.
Zouckern^ann chercha à se procurer l'un et les autres. Rochette, le fameux Rochette, se chargea de J'oinission de ses actions, en reconnaissance de quoi le frère dudit Rochette fut pris par la société naissante, comme directeur. Lorsqu'il voulut obtenir l'autorisation du conseil général de la Charente-Inférieure pour le réseau qu'il projetait d'établir dans ce département, Zouckermann, en vue de s'assurer au moins un avis favorable, accepta comme employé M. X., frère d'un chef de division à la préfecture de la Charente-Inférieure. Probablement parce que sa requête demeura sans succès, Zouckermann congédia brusquement ^ M. X... qui n'en pouvait mais.
Les projets de Zouckermann dépassaient, d'ailleurs, le cadre d'un département et se souciaient même assez peu des frontières, puisque, il n'y a pas très longtemps, il partait pour la Ville éternelle et causait longuement avec un autre juif — et lequel ! — Nathan, maire de Rome, en vue d'établir dans cette ville un service de transports automobiles.
Ayant serré d'assez près sa personnalité, voyons maintenant avec quelle désinvolture Zouckermann agit vis-àvis des lois françaises, lesquelles montrent d'ailleurs à son endroit une indulgence qui resterait inexplicable si nous ignorions le 445. Cela nous conduira ensuite à parler de certaines manœuvres qui sont autrement graves.
Le 15 juin dernier, le bureau de l'enregistrement de Coulommiers écrivait à Zouckermann, pour lui réclamer le paiement : 1** des droits sur des obligations émises; 2^ d'une amende â laquelle il avait été condamné pour n'avoir pas déposé un extrait de la délibération de son conseil d'administration, en date du