HESSÂQERIES DÉPARTEMENTALES PAR AUTOMOBILES
sorte qu'il lui resterait 162.000 francs de bénéfices nets- En outre, comme ses disponibilités seront encore plus que suffisantes pour ses besoins, elle a sollicité dans un département de l'Ouest de la France, une concession d'un réseau de 133 kilomètres pour le service de transports en commun par automobiles. Le conseil général de ce département aurait accordé en principe la concession et voté une subvention de 106.400 francs par an à la charge de l'Etat et du Département, chacun par moitié. Cette nouvelle ligne n'exigerait que 250.000 francs de dépenses.
Lors de la session d'août 1911, messieurs Blumenthai, Zouckermann et Bauml demandaient au dépar. tement et aux conseillers généraux de la Charente - Inférieure la concession de cinq lignes (rien que ça!) dont « Uochefort à Royan », « Ilochefort à Port-des- Barques », « La Rochelle à Charron ». Un des conseillers généraux ainsi sollicités, m'a fait remarquer^ fort justement, que deux de ces lignes partent d'un port de guerre, Rochefort; que toutes deux aboutissent au littoral, l'une à l'embouchure delà Gironde (fort de Royan), l'autre à la rade de Rochefort, à l'embouchure même de la Charente. La troisième ligne suit la côte, de La Rochelle à l'embouchure de la Sèvre-Niortaise, passant à côté du port de la Pallice, bassin en eau profonde, station de sous^ marins, longeant la rade où mouille souvent l'escadre du Nord. On voit que MM. Blumenthal, Zoucker- Hiaun et Bauml, dans leurs tracés de plans, ont une dilection spéciale pour la marine de guerre française. Cette remarque émut sans doute les conseillers généraux de la Charente-Inférieure, mais pas au point de leur faire accepter les conditions, par ailleurs fort onéreuses pour le département et l'Etat, de MM. Blumenthal, 21ouckermaaQ et Bauml. Avec la ténacité
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juive, ces intrépides oamionnpvaiji if&ûav^eiéreiii itîur
demande en avril 1912, sans ^ iS d6 snccè,^
Il n'échappera à personne ri^ ^*:î:i*:05ion d'un semblable service de transport nnui&rt au point de vue des opérations de guerre iie réelle importance.
Il semble donc, en conséquence, que les pouvoirs publics devraient tenir la main à ce que les personnes à la tête de cette entreprise fussent de nationalité française. Mais pas plus ici que pour les cas précédents, le gouvernement républicain n'a pu ou voulu exiger cette garantie élémentaire.
Admettre des étrangers et spécialement des juifs allemands ou polonais à la direction d'une entreprise comme celle des Messageries Départementales, c'est leur donner toutes facilités pour ciudier le pays, ses routes, ses ressources. On peut craindre qu'en temps de guerre ils ne laissent saboter leurs voitures, mettant ainsi le service des transports dans l'impossibilité de les utiliser pour les approvisionnements et la troupe.
Le ministère de la Guerre devrait, semble t-il, exiger d'autant plus de garanties spéciales de ces compagnies que, pour justifier son droit de réquisition, il leur attribue une prime une fois versée de 5.600 francs par voiture automobile et de 6.800 frau' s par camion automobile.
Cette prime représente à peu près la moitié du prix d'acquisition.
En vertu de l'article 103 de la loi de finances du •8 avril 1910, ces primes sont accordées sous diverses obligations. La première c'est que les véhicules primés doivent {article 4} :