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XIV AVANT- PROPOS

« école, dit M. Schoen, est extrêmement intéressante tet prouve que, même après l'envahissement du € territoire, la France ne t*est pas départie de sa t tolérance traditioi^nelle. Cette école est mieux ins- 1 tallée que la plu})art des écoles françaises ». Les bancs viennent d'Allemagne et les professeurs aussi, naturellement.

L'allemand est enseigné comme langue fondamentale, comme langue m,aternelle. Le français y devient la langue éti^angère. L'histoire est enseignée au point de vue allemand. Ce quon apprend à airner aux jeunes élèves, cest V Allemagne, la patrie allemande, lem,pereur allemand.

« Malgré la loi française qui interdit absolument «toutcliàtimentcorporel infligé aux élèves, ladiscipline « de l'école est la discipline allemande.

« Même exception aux lois générales pour ce qui est « de la direction et des professeurs de Vécole allemande. € Les lois françaises veulent que, pour avoir le droit t d'ouvrir une école dans notre pays, on soit Français t et qu'on ait passé des examens français, plus ou m,oins € élevés selon le but de C école. Or, voici un grand € établissement scolaire, qui est dirigé uniquement par « des Allemands et dont les professeurs nont que des

• grades étrangers et éprouvent des difficultég € sérieuses à s'exprimer en français. Par respect pour € l'âme allemande, par déférence pour la colonie gert yyianique, on permet à un comité allemand, à des « maîtres allemands, ce qu'on ne permettrait pas à

• un prêtre français qui voudrait ouvrir une école à t Paris. »

Ce nest pas tout. Non seulement le gouvernement de la Hêjniblique accorde, en dépit de nos règlements •colaires, une entière liberté d* action à la direction et

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