Le poète de la Justice procède évidemment de Kant
l'ordre positif d'après comte 135
Le Grand-Fétiche anime la cadence de ces beaux vers ;
... J'ignorais tout de toi, vierge, ô blanche voisine ! Mais notre pays même avec grâce et douceur M*a conduit vers le bien qui manquait à mon cœur^ Et, m'étant approché du parfum des prairies, Invité par l'éclat des pelouses fleuries, Un jour, il m'a suffi, le plus doux de mes jours. De faire sous mes pas plier leur fin velours. De suivre à l'abandon le ruisseau qui serpente, De me laisser aller, comme lui, sur la pente, D^ entendre d'un esprit docile le conseil Que la forme du 50/, sous Véternel soleil^ Avait déposé là, dès Vorigine ancienne^ Vierge ! et je Vai trouvée et je Vai faite mienne!
Les poètes de tous les temps ont dû reconnaître à Gybèle un corps vivant, un esprit, une volonté, des désirs. Mais cette attribution, ordinairement due au soufïïe de l'instinct, est chez M. de Pomairols systématique *, et telle que Fesprit de Comte Teût souhaitée.
Prenons bien garde au caractère principal de ce système, qui est le naturel : Fauteur de la Synthèse subjective ne se flattait pas de créer ses matériaux. A peine eût-il osé dire comme Pascal : « L^'ordre est de moi. » L^ordre, en effet, était lui-même inscrit dans la nature des choses. Comte s'est borné à Ty découvrir, et il a composé dans une suite rigoureuse des sentiments, des idées et des habitudes qui, avant lui,