ANUS
plus tôt l'interruption de la grossesse; et il est bien évident qu'un enfant né au cours du neuvième mois a beaucoup plus de chances de s'élever normalement qu'un enfant né au cours du septième mois ou du sixième mois de la grossesse. Tel est, par exemple, le cas de l’enfant de l'observation LV, dont la naissance a eu lieu à six mois et demi et qui ne pesait que 1.870 grammes. La pyélonéphrite s'était manifestée au troisième mois de la grossesse.
Aussi, pour apprécier le pronostic de la pyélonéphrite par rapport à l'enfant, devra-t-on tenir le plus grand compte de la période de la grossesse à laquelle aura commencé la maladie. C’est un facteur de premier ordre; le fœtus a d'autant plus de chances de résister aux influences nocives et de venir bien portant que la pyélonéphrite aura commencé plus tard ses manifestations.
2° Enfants nés à terme. — Le fœtus, hors les cas où l’affection entraîne son expulsion prématurée, a-t-il beaucoup à souffrir de la maladie maternelle ?
Lorsque la grossesse va à terme, la pyélonéphrite ne semble pas exercer une action aussi défavorable sur l'enfant, qui peut ne pas se ressentir de l’état de la mère. Cependant, d’autres fois il est amaigri, son état est peu brillant.
Un seul de ces enfants était débile et est mort quelques heures après sa naissance. Parmi les autres, certains considérés comme non débiles, parce que dépassant 2.500 grammes, étaient loin d'atteindre le poids d’un enfant normal. Aïnsi, l'enfant de l'observation LIX, né à terme, ne pesait que 2.520 grammes; celui de l’observation LXX, né à terme également, ne pesait que 2.650 grammes.
Dans l’ensemble, ces enfants semblent s'élever plus facilement que les enfants nés avant terme, cependant, nous en trouvons 6 qui s’élevaient mal et maigrissaient, et parmi les autres certains n’augmentaient de poids qu'avec une extrême lenteur et parfois seulement après avoir été mis à l'allaitement mixte ou artificiel.
En résumé, la pyélonéphrite de la mère est une affection