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PES TS F = ErTar DES ENFANTS A LA NAISSANCE.
1° Enfants nés avant terme. — Au point de vue vital, nous venons de voir que la pyélonéphrite exerce une influence fâcheuse sur la vie du fœtus, puisque, à la suite de l’accouchement avant terme, nous avons à déplorer la mort de l’enfant dans un cinquième des cas.
Comment naissent les enfants qui survivent à l’accouchement prématuré ?
Ceux-ci ne naissent pas en fort brillant état. En effet, sur 29 de ces enfants, il y avait 10 débiles, dont le poids a varié à la naissance de 1.680 grammes à 2.500 grammes. Et parmi ceux-ci il y en avait 5 dont le poids n’atteignait même pas 2.000 grammes.
Les autres, quoique non débiles, ne sont pas toujours en très bon état. En eflet, certains ne dépassent pas beaucoup la limite de la débilité, dont nous avons fixé le poids à 2.600 grammes.
Dans l’ensemble, tous ces enfants s'élèvent assez bien; cependant nous avons relevé 9 cas dans lesquels ils s'élèvent mal, la courbe de poids étant en décroissance, et 4 dans lesquels, après la chute de poids normale consécutive à l’accouchement, la reprise ne se faisait que très péniblement. La courbe de poids des autres était en progression à leur sortie de l'hôpital, mais, pour la plupart, elle mettait une certaine paresse dans son ascension et parfois l'allaitement maternel a dû être abandonné.
Au cours des formes graves de la maladie maternelle, nous n’avons pas relevé un pourcentage plus grand d'enfants morts ou débiles; cependant, celles-ci, en provoquant plus fréquem- . ment l’accouchement avant terme, exercent une action plus défavorable sur le produit de conception.
Ces formes graves hyperthermiques de la pyélonéphrite, que nous envisageons là, ne sont en réalité que des formes ordinaires de la colibacillose gravidique, dont la manifestation rénale comporte une température plus ou moins élevée. Mais
Brébant te
à côté de ces formes qui cèdent assez facilement aux traitements ordinaires : médicaux, sérologiques ou urologiques, il, est des pyélonéphrites spéciales à formes gravido-toxiques, constituant ce que Fruhinsholz appelle « pyélites, maladie gravido-toxique ».
La pyélonéphrite, d’après cet auteur, peut emprunter, au contact d’un organisme soumis à un état physiologique particulier, des aspects et des nuances nouvelles, au point parfois de se rendre méconnaissable ou mieux de se réduire à n'être plus qu'une des composantes d’un syndrome complexe.
C'est ainsi qu'il pourra y avoir maladie gravido-toxique, du fait que la dépuration rénale ne se fait plus ou se fait mal chez une femme enceinte. On a alors des pyélites à formes gravido-toxiques, caractérisées par un véritable bloquage du fonctionnement rénal, avec une azotémie très accusée et une cachexie profonde, comportant une menace grave pour la vie. Il pourra y avoir, également, maladie gravido-toxique de par l'association de troubles hépatiques avec des troubles l'éDAUX.
Dans ces formes, l'indication de l'interruption de la grossesse est commandée autant par la gravité extrême de la situation que par l’inelficacité de tous les traitements médicaux institués et par l'absence d'indication de toute intervention chirurgicale. où,
Ces formes relèvent du traitement obstétrical seul, car elles peuvent évoluer de telle facon qu'à un moment donné et à un moment décisif elles en sont arrivées au point que l’intoxication gravidique est devenue leur dominante par le fait du bloquage fonctionnel du rein seul ou du couple hépato-rénal.
On conçoit, par conséquent, que ces formes comportent un pronostic très grave pour l'enfant, puisque l'interruption de la gestation est rendue nécessaire parfois à une époque assez précoce, à laquelle le fœtus n’est pas viable.
Quant aux formes précoces de la pyélonéphrite, elles ne semblent pas influer davantage sur la vie de l'enfant. La seule action néfaste qu'elles exerceraient serait de provoquer