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ment montré l'influence que pouvait exercer la pyélonéphrite sur la grossesse et sur l'enfant.
Legueu, en 1904, est le premier qui ait signalé l’action défavorable de la pyélonéphrite au point de vue fœtal. Dans son rapport au 1V° Congrès de gynécologie, d'obstétrique et de pédiatrie dé Rouen, il apporte une statistique basée sur 58 observations de pyélonéphrites gravidiques. Cette statistique a fait foi pendant de longues années, et les divers auteurs qui ont étudié par la suite cette maladie se rapportent à elle pour établir le pronostic fœtal. On la trouve encore actuellement dans la plupart des livres classiques.
Bar, la même année, a attiré l’attention sur la période présuppurative de l'infection des uretères chez la femme enceinte, et il fait de la pyélonéphrite une des manifestations de la colibacillose urinaire. Cathala, dans sa thèse, expose les idées de son maître Bar et se base sur les 91 observations qu'il a réunies pour établir un pronostic fœtal de l'affection urinaire.
Marteville, dans sa thèse, en 1905, apporte une petite statistique sur le pronostic des pyélonéphrites de la seconde moitié de la grossesse.
De nombreux travaux sont ensuite publiés sur cette maladie, mais aucun ne traite de l’avenir de l’enfant. C’est ainsi qu’en 1912 une preuve directe de l'infection sanguine de l’affection rénale fut donnée par la constatation du colibacille dans le sang, par Widal et Bénard, chez deux femmes atteintes de pyélonéphrite gravidique. Cabot et Cabtree, en 1916, ont confirmé cette donnée pathogénique.
En 1919, Heitz-Boyer développe l’idée que Reblaud avait émise en 4892, que la porte d'entrée du colibacille dans le sang était l'intestin.
Pendant ce temps, quelques auteurs tentent la vaccination anticolibacillaire : Lewis, Tuffier, de Lee.
Mais il faut venir, en 1923, à la thèse de Yovanovitch pour avoir une nouvelle statistique, basée sur 63 cas de pyélonéphrites constatées au cours de la grossesse, et qui apporte de nouvelles notions sur le pronostic fœtal.