‹ L'avenir de la philosophieChapitre 111 sur 265 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

i. Ibid., p. 304; xlv, Zusatz.

n'est pas la pensée, pour « se mouvoir dans la pure pensée * », Les preuves de l'existence de Dieu sont une description et une exposition imparfaites de l'élévation de l'esprit à Dieu-. Jacobi a raison d'en dénoncer l'imperfection; mais ce n'est point la croyance qui les dépasse et qui élève immédiatement l'esprit à Dieu, c'est la philosophie : c'est l'intuition intellectuelle, et non sensible ^ Dans le moi, au point culminant de la conscience, l'universel s'apparaît à lui-même \ Le fini n'a pas de réalité; il ne fait qu'un avec l'infini % il n'a d'être que par son idéalité. « L'amour de la vérité et la foi en la puissance de l'esprit sont la première condition de la recherche philosophique. L'homme doit avoir le sentiment de sa dignité et s'estimer capable d'atteindre aux plus hautes vérités. On ne saurait rien penser de trop grand de la grandeur et de la puissance de l'esprit. L'essence cachée de l'univers n'a pas de force qui puisse résister à l'amour de la vérilé ■. »

Parmi les moments de l'Idée, il y en a trois principaux : elle se développe d'abord à l'état de notion abstraite — et c'est la Logique; puis elle s'extériorise et se réalise — et c'est la Nature; puis elle revient sur elle-même — et c'est l'Esprit. Pour Hegel, la Nature n'est donc plus une apparence, comme pour Fichte, ou une réalité parallèle à l'Esprit, comme pour Schelling; elle est un acheminement vers l'Ksprit, et l'Esprit c'est la Logique s'apercevant réalisée. Mais, dans chacun de ces moments, Hegel dislingue deux séries de degrés dont chacune, comme l'évolution entière, — Idée, Nature, Esprit, —

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