‹ L'avenir de la philosophieChapitre 115 sur 265 · Expression de Hamilton, Gazelles, ihid., Introd., p. xix · texte numérisé non relu

Expression de Hamilton, Gazelles, ihid., Introd., p. xix

2. Dugald Stewart, Esquisses de philosophie morale, Introd.; voir Naville, Introd. aux œuvres de Maine de Biran, p. ex.

une carte des opérations intellectuelles des hommes de génie, l'histoire de la philosophie sera toujours intéressante; on y trouve sur l'entendement humain des révélations qu'on chercherait vainement ailleurs ^ ». Le scepticisme même, qu'il comhat, lui semble utile et instructif : « Je me figure les sceptiques comme des hommes occupés à examiner l'édifice des connaissances humaines et à faire des trous dans les endroits faibles et vicieux. Cependant on répare la brèche, et l'édifice entier en acquiert beaucoup plus de solidité qu'auparavant -. » Diigald Stewart recueille, précise, développe ces idées, et il écrit les Considérations générales sur les progrès de Ici métaphysique, de la morale et de la j)olitique, depuis la renaissance des lettres jusquà nos jours^, ouvrage superficiel, mais tentative intéressante.

En France, le siècle s'ouvre sur une philosophie bien différente et de l'idéalisme allemand et de la psychologie écossaise, mais qui ne devait pas tarder à se transformer et qui devait finir par se rapprocher, par s'inspirer de l'une et de l'autre.

En général, on l'a vu, le xvni" siècle français avait négligé cette idée cartésienne, — reprise par Locke, Hume, Kant, — qu'il y a une recherche antérieure à la science, et qu'il faut avant toute chose savoir ce que l'on peut savoir. Et ainsi, au lieu que l'élude de l'esprit fût une « propédeutique », comme dit Kant , elle devenait à elle-même sa fin, ou plutôt elle servait à compléter l'étude générale des phénomènes et de leurs lois. Cette unité de la science favo-

1. F/e Essai, cliap. vm. — Voir Cousin, /'/(//. écossaise, p. 319; cf. p. 320; un passade cite où Reld rappelle des idées, plus profondes, d'Adam Smilh sur ce point.

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