Picavet, ibid., pp
2. Cf. ce passage : « Je n'avais jamais lu que VEssai sur l'origine des connaissances liumaines (de Condillac).... Je lus, dans les prisons des Carmes, tous ses ouvrages qui me firent remonter à Locke : leur ensemiile m'ouvrit les yeux, leur rapprocliement me montra ce que je cherchais. C'était la science de lu poisée. » Picavet, ibid., p. 303; cf. aussi, p. 310, le déiniL de la Logique de Tracy.
siqiie vivante et dans la philosophie rationnelle — » Ainsi s'exprimait Cahanis dans les Rapports du physique et du moral \ et Destutt de Tracy déclare que le moi « est une idée abstraite de la totalité des parties sentantes qui forment un ensemble, il en est la résultante L'idée du moi est composée de parties réunies pour sentir, comme l'idée du bal de personnes réunies pour danser; dans les deux cas, toutes les parties peuvent avoir été renouvelées successivement, leur action peut avoir été plusieurs fois troublée, suspendue, interrompue, c'est toujours le même bal et le même moi si le système n'a pas été dissous". » Au milieu d'un mouvement scientifique assez considérable ^ les idéologues s'attachent à étudier les manifestations de la sensibilité''; et, comme ils voient dans la sensibilité le fond commun de l'existence et de la pensée, ils se trouvent, en quelque sorte, placés à l'intersection de l'objet — conçu comme corps — et du sujet; ils développent, ils corrigent Locke et Condillac; ils découvrent ou ils font éclater les rapports du physique et du moral; en étudiant les sensations internes^ et la motilité", ils attirent l'attention sur les confms où s'évanouissent en quelque sorte