‹ L'avenir de la philosophieChapitre 14 sur 265 · Nov. org., I · texte numérisé non relu

Nov. org., I

6. Au début du Nov. org., le premier des « aphorismes sur l'interprétation

pouvoir'. On ne peut douter de ce qu'on a réalisé; on prouve quand on crée : ainsi ce sont les accroissements de la puissance humaine qui refouleront le doute. Mais il ne faut pas demander à la science autre chose que « de doter la vie humaine de découvertes et de ressources nouvelles ^ ». Telle est la fin où se borne « la recherche de la vérité dans Tordre naturel ^ ». Pour le reste qu'on s'adresse à la religion*.

Descartes sort aussi d'un premier degré, en quelque sorte, de doute })ar la science; et le Discours de la méthode avait eu d'abord pour titre : « Le projet d'une science universelle qui puisse élever notre nature à son plus haut degré de perfection... ^ ». Lui aussi, il croit que la science tend à « l'utilité du genre humain '^ » et « qu'au lieu de cette philosophie spéculative qu'on enseigne dans les écoles, on en peut trouver une pratique, par laquelle connaissant la force et les actions du feu, de l'eau, de l'air, des astres, des cieux et de tous les autres corps qui nous environnent,... nous les pourrions employer... à tous les usages auxquels ils sont propres, et ainsi nous rendre comme maîtres et possesseurs de la nature ^ ». Que l'expérience pour lui ait une valeur, cela est de toute évidence — quoiqu'on l'ait nié bien souvent ^; mais au lieu d'aller toujours « au-devanl des causes par lesefîets' », ce qui est induire, il cherchait le plus possible à descendre

de la nature el le règne de l'homme ■■ est : « L'homme, serviteur et interprète de la nature, n'agit et ne comprend que dans la proportion de ses découvertes exi)èrimcntales et rationnelles sur les lois de cette nature : hors de là, il ne sait et ne peut plus rien. » (Ed. Bouillet, t. II, p. 9.) i. Voir Nov. org., I, 3, 129; II, 4; Cogitata et Visa, 16.

2. Nov. org., 1, 81. « Je conçois une philosophie naturelle (philosophie d'idilih', a dit Macaulay) telle qu'au lieu de se perdre dans les fumées de subtiles et sublimes spéculations, elle travaille efficacement à soulager les maux de la nature humaine. » De augmentis, II, n, 6.

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