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sance et que le sujet connaissant est un pur miroir de lobjiit.
Somme toute, « le vice fondamental de tous les systèmes consiste à méconnaître cette vérité, que l'intellect et la matière sont corrélatifs, c'est-à-dire que l'un n'existe que pour l'autre, que tous deux se tiennent et sont solidaires, que l'un n'est que le reflet de l'autre, en un mot qu'ils sont proprement une seule et même chose, considérée sous doux points de vue opposés ' ». L'idéalisme et le matérialisme, par une manifeste illusion, mettent à l'avance ou le sujet dans l'objet ou l'objet dans le sujet, et c'est ainsi « qu'ils peuvent trouver à la fin ce qu'ils ont d'abord implicitement posé - ». L'un et l'autre système se leurrent en prétendant atteindre la chose en soi. Le monde de la représentation, où le sujet et l'objet sont inextricablement unis, est relatif; et la connaissance de ce monde est purement phénoménale.
Kant, cependant, était dans le vrai en opposant la chose en soi au phénomène; la physique n'est pas concevable sans métaphysique; 1' « écorce de la nature » implique un « noyau intime de la nature ». Et enfin, pas plus qu'on ne peut construire une métaphysique par concepts a pt^iori, on ne doit déclarer la réalité métaphysique inconnaissable. Nous ne saurions dépasser l'expérience, a dit Kant; mais il n'a pas vu qu'on découvre dans l'expérience même autre chose que le pur phénomène. L'expérience à la fois interne et externe exprime la réalité dernière; il y a un contenu métaphysique dont le phénomène n'est que le vêtement et l'enveloppe, et il faut le chercher dans l'expérience, comme on déchiffre la pensée sous les mots ^ C'est l'expérience interne qui nous