Supplément, chap. xvii (l. II, p. 322, fin
du vouloir-vivre * : mais ils ont en commun, mieux formulés chez ce dernier, le dynamisme et l'immanence. La conception d'un Dieu était indispensable pour rétablir l'unité dans une philosophie dualiste : dans une philosophie dynamisle, l'unité est assurée du dadans.
Ce problème, il est vrai, subsiste dans l'unité de substance d'expliquer la pluralité des êtres. — Schopenhauer ne se refuse pas à avouer qu'il y a des problèmes, — « l'existence, la nature et l'origiue du monde », — où sa philosophie vient échouer, mais aussi, selon lui, toute philosophie ^. Comment la Volonté en soi est-elle descendue, s'est-elle morcelée dans le monde des phénomènes? Il n'y a pas de réponse à cette question : là où cesse le phénomène, là aussi cesse la connaissance.
Ilerbart, dont la philosophie s'oppose à celle de Schopenhauer et par la méthode et par les principales conclusions, s'accorde pourtant avec celui-ci sur quelques points importants.
Philosopher, pour lui, c'est raisonner sur les idées générales qui conditionnent l'expérience, les sciences positives. Ainsi c'est dans le monde de l'expérience que la spéculation trouve sa matière : mais l'expérience manifeste une réalité, et la philosophie, en considérant les idées générales d'étendue, de durée, de matière, de mouvement, d'inhérence, de causalité, de moi, en cherchant à résoudre les contradictions auxquelles elles donnent naissance, fait disparaître du même coup les contradictions qui nous empêchaient de définir l'être. Herbart relève de Kant, mais il veut éviter le scepticisme.