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La liste, en effet, n'est plus complète

2. André Lefèvre, la Philosophie, il semble que celte citation même prouve la vitalité du matérialisme : on a vu qu'il n'en est rien (p. 231).

OÙ la matière reste matière, peuvent naître le sentiment et la pensée; que les atomes, ces petites têtes de mort, comme on les a ingénieusement appelés, produisent la vie — de quelque façon qu'ils s'agitent et pendant si longtemps que ce soit : voilà qui se laisse plus aisément énoncer que concevoir. « Feignant qu'il y ait une machine dont la structure fasse penser, sentir, avoir perception; on pourra la concevoir agrandie en conservant les mêmes proportions, en sorte qu'on y puisse entrer comme dans un moulin. Et, cela posé, on ne trouvera en la visitant au dedans, que des pièces, qui poussent les unes les autres, et jamais de quoi expliquer une perception '. » Mais surtout, puisqu'il est acquis que la sensation n'est pas semblable à la caluse qui la provoque, que tout au plus en est-elle le signie sans qu'elle en puisse être l'image, considérer comme essentiels à l'objet des caractères tout subjectifs et expliquer le sujet par l'objet tel qu'il apparaît subjectivement, — comment cela ne serait-il pas absurde?

Absurde aussi est l'idéalisme. — Une doctrine ovi, selon le vers de Parménide, « la pensée et son objet ne font qu'un- », et qui n'admet point de représentations, mais des « présentations » seulement, évite de « doubler les choses » — mais pour doubler l'esprit d'une façon inintelligible. Est-il possible, en définitive, de supprimer l'apparence même du non-moi? Estil possible de nier et la pluralité de la pensée et la conformité dans les pensées multiples des apparences de ce non-moi? — Il faut bien aboutir à la Vision en Dieu et sortir de l'absurdité par le rêve. Mais si, dans la science, le non-moi apparaît à la pensée comme antérieur à la pensée, comment expliquer que cette pensée — qui est l'être — conçoive comme préexistant à elle-même le non-moi étrangler à son essence? Ce sera donc Dieu qui l'aura pensé avant de penser les pensées, ou simplement qui le mettra dans les pensées comme antérieur à la pensée, — à moins que la Pensée ne se réalise

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