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I, LA CLASSIFICATION DES SCIENCES ET LA SYNTHÈSE

La Science, bien comprise, a pour objet l'être : le phénomène a une valeur profonde, et il n'ofTre d'intérêt réel que par l'être qu'il exprime pour l'être à qui il apparaît. De l'objet de la métaphysique, il ne reste et il ne peut rester que cet être qui est l'objet de la science. Et ainsi tout ce qu'il y avait de fondé dans les discussions de la métaphysique doit se retrouver dans les recherches de la science. Dès lors une classification nouvelle des sciences s'offre à l'esprit, et d'une singulière portée, — ou, plus exactement, un moyen de corriger et de compléter toutes les classifications existantes ou possibles *.

Il n'a jamais manqué de savants pour affirmer que la division de la science en des sciences particulières, — dont le nombre est allé croissant, — quoiqu'elle fût inévitable, est entièrement factice : « ... Il faut savoir que toutes nos divisions de sciences ne sont pas dans la nature; elles n'existent que dans notre esprit qui, à raison de son infirmité, est obligé de créer des catégories de corps et de phénomènes afin de mieux les comprendre en étudiant leurs qualités ou propriétés

sous des points de vue spéciaux Il ne faut pas devenir les

dupes de nos propres œuvres-. » Les classifications sont des-

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