‹ L'avenir de la philosophieChapitre 39 sur 265 · Lettre · texte numérisé non relu

Lettre

Dieu, « puisque tout ce qui est en nous vient de lui ' », toutes ses idées, et assurée par Dieu seul de leur valeurdans l'intuition, le souvenir et la déduction, — il semble qu'en lui attribuant la liberté, il l'empêche de se confondre avec Dieu. Il y a en nous, dit-il, deux sortes de pensées, « la perception de l'entendement et l'action de la volonté;... désirer, avoir de l'aversion, assurer, nier, douter, sont des façons diiïércntes de vouloir- »; et il a insisté avec beaucoup de force sur cette (( volonté libre » qui est une notion commune et évidenle% qui se manifeste dans le doute méthodique \ qui nous rend maîtres de nos actions « puisqu'elle peut donner son consentement ou ne le pas donner quand bon lui semble^ », qui esta très ample et très parfaite en son genre^ », qui même « en quelque sens peut paraître infinie, parce que nous n'apercevons rien qui puisse être l'objet de quelque autre volonté, même de celle immense qui est en Dieu, à quoi la nôtre ne puisse aussi s'étendre" ». Il y a là une sorte de puissance, difîérente de l'entendement, égale en l'homme et en Dieu et qui ferait participer l'homme à la divinité, que Descartes a indiquée, affirmée, mais n'a point su dégager et préciser. — Quand il veut la définir, en effet, il la réduit à bien peu de chose; ou plutôt elle s'évanouit, et la raison reprend tous ses droits. La liberté « consiste en ce que nous pouvons faire une même chose, ou ne la faire pas, c'est-à-dire affirmer ou nier, poursuivre ou fuir une même chose, ou plutôt elle consiste seulement en ce que, pour affirmer ou nier, poursuivre

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